Marc Moerman - Professionnel
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J'expose ce que je pratique (Astrologie, Reïki, chamanisme, guidage, ...) www.njosnari.be
07/06/2026
Le titre est, et je crois que c'est fait exprès, du genre "putaclic".
Reste que le fond indique que la science rejoint ma croyance (qui, doucement, devient ancienne 😉 ) à propos de la notion de "bonheur", mais aussi de certaines pratiques que je me refuse de suivre.
"Travailler sur soi ne sert à rien", selon Albert Moukheiber, et il explique précisément pourquoi - Psychologies.com On nous aurait menti ? Ce célèbre neuropsychologue revient sur cette injonction extrême au développement personnel qui, selon lui, ne nous rend pas si heureux.
04/06/2026
Cernunnos (souvent orthographié aussi Cerunnos, parfois Cerunos), l’une des divinités les plus mystérieuses du panthéon celtique. On le surnomme parfois le « dieu cornu » ou encore le « seigneur des animaux ».
Cernunnos, à l’origine
Cernunnos est un dieu du panthéon celtique continental (notamment en Gaule).
Son nom est connu grâce à une seule inscription claire : sur le Pilier des Nautes (Ier siècle apr. J.-C., Lutèce/Paris).
Il n’a pas de mythe écrit comme les dieux grecs ou nordiques, car les Celtes transmettaient leur tradition oralement.
Cernunnos vient de la racine celtique cern = « corne » ou « bois ».
Son nom signifie donc probablement : « le Cornu », « Celui aux bois ».
Cela le relie directement au cerf, animal sacré chez les Celtes, symbole de régénération (les bois tombent et repoussent chaque année).
D’après les représentations anciennes (Gundestrup, bas-reliefs, statues), Cernunnos est :
Maître des animaux (Lord of the Beasts) : il est entouré de cerfs, taureaux, serpents, loups → il règne sur le monde sauvage.
Dieu de la prospérité et des échanges : il tient des torques et parfois des sacs de monnaies, symboles de richesse, d’abondance, de circulation.
Dieu de la fertilité : ses bois de cerf représentent la vigueur vitale, la fécondité, la puissance de la nature.
Médiateur entre les mondes : avec ses attributs (serpent, posture méditative), il relie le visible et l’invisible, la vie et la mort, les cycles de la nature.
Ce qu’il n’était pas
Pas un dieu unique suprême → il faisait partie d’un panthéon multiple.
Pas le « diable » → l’association aux cornes et au démon vient beaucoup plus t**d, avec la christianisation.
Pas forcément un « dieu de la guerre » → contrairement à d’autres divinités celtes, son rôle est plus tourné vers la régénération, la richesse et le lien avec la nature.
Cernunnos était donc, pour les Celtes :
Un dieu cornu lié à la nature sauvage, aux animaux et à la fertilité.
Un gardien de l’abondance et des cycles (richesses, passage vie/mort).
Une figure de médiateur, assis en tailleur, au centre des forces vitales.
Cernunnos est le visage de la nature vivante et cyclique : ce qui naît, croît, meurt et renaît.
Découvertes archéologiques
La mention la plus célèbre de son nom apparaît sur le pilier des Nautes (Ier siècle apr. J.-C.), découvert à Paris (ancienne Lutèce) dans les fondations de Notre-Dame. L’inscription porte « Cernunnos » aux côtés d’autres divinités gauloises et romaines.
L’iconographie est surtout connue grâce au chaudron de Gundestrup (découvert au Danemark, IIe-Ier siècle av. J.-C.), où l’on voit un dieu assis en tailleur, portant des bois de cerf, tenant un torque et un serpent à tête de bélier.
On retrouve des représentations similaires dans d’autres sanctuaires gallo-romains : Reims, Autun, Vienne, Trier, notamment des statuettes et bas-reliefs.
Antiquité celtique (IIIᵉ – Ier siècle av. J.-C.)
Iconographie précoce : Des gravures et statuettes montrent déjà des figures cornues (souvent assises en tailleur), mais le nom n’est pas encore inscrit.
Chaudron de Gundestrup (IIᵉ – Ier s. av. J.-C.) : Découvert au Danemark, probablement fabriqué dans une région celte plus au sud (peut-être Gaule). On y voit un dieu assis, bois de cerf, torque et serpent : c’est l’image la plus célèbre associée à Cernunnos.
Époque gallo-romaine (Iᵉʳ – IVᵉ siècle apr. J.-C.)
Pilier des Nautes (vers 14-37 apr. J.-C.) : Découvert à Paris, il porte l’inscription « Cernunnos » avec une figure cornue. C’est la seule attestation écrite claire de son nom.
Bas-reliefs et statuettes : À Reims, Autun, Vienne, Trèves, on retrouve des dieux cornus, souvent accompagnés d’animaux et de torques.
Assimilation romaine : Les Romains tentent de rapprocher Cernunnos de leurs propres dieux :
Mercure → dieu du commerce et des échanges (comme Cernunnos avec ses torques et ses richesses).
Dis Pater/Pluton → maître des richesses souterraines, ce qui renforce son lien au monde invisible.
Déclin et survivances (Ve – Moyen Âge)
Avec la christianisation, les anciens cultes celtiques sont réprimés. Les dieux cornus deviennent des figures suspectes.
L’image de Cernunnos se transforme : il est diabolisé → ses bois deviennent les cornes du Diable.
Mais dans les campagnes, le folklore garde l’idée d’un seigneur des forêts, esprit protecteur des animaux et des chasseurs (on pense au « Chasseur sauvage » ou à Herne the Hunter en Angleterre).
Renaissance – XIXᵉ siècle
Les érudits redécouvrent l’archéologie gauloise. Le pilier des Nautes et le chaudron de Gundestrup sont étudiés.
Cernunnos est réinterprété comme un symbole de la religion celtique disparue, dieu de la nature, de l’abondance et de la chasse.
XXᵉ – XXIᵉ siècle
Dans le druidisme moderne et la wicca, Cernunnos est vénéré comme un dieu de la fertilité, des cycles de la nature, du renouveau, souvent associé à la Déesse Mère.
Il symbolise aussi la masculinité sauvage et sacrée, non pas dominatrice mais complémentaire du féminin.
Dans la culture populaire, il inspire des représentations de dieux cornus dans la fantasy, la bande dessinée, le cinéma (ex. Pan’s Labyrinth de Del Toro).
Comparaisons mythologiques
Cernunnos a des équivalents ou des figures proches dans d’autres traditions :
Pan (Grèce) : dieu cornu des forêts, de la sexualité et de la musique.
Dionysos (Grèce) : dieu des cycles, de la nature sauvage et de l’extase.
Shiva (Inde) : dans certaines formes, seigneur des animaux (Pashupati).
Herne the Hunter (Angleterre médiévale) : esprit cornu des forêts, probablement une survivance folklorique.
Attributions et croyances
Le dieu cornu : Ses bois de cerf symbolisent la force vitale, la fécondité, le cycle de la nature, la régénération.
Maître des animaux (Lord of the Beasts) : Souvent entouré de cerfs, de taureaux, de serpents, parfois de chiens, il incarne l’équilibre entre l’homme et le monde animal.
Richesse et abondance : Le torque (collier sacré celtique) et les cornes de cerf renvoient à la prospérité, aux échanges, parfois à l’initiation.
Médiateur : Il est vu comme un dieu de passage, liant les forces sauvages et humaines, le monde visible et invisible.
Pratiques et cultes
Aucune source écrite gauloise directe ne décrit son culte. Nos connaissances viennent donc de l’archéologie et de recoupements.
Des sanctuaires à ciel ouvert (nemeton) semblent lui avoir été dédiés, souvent proches de forêts, sources ou clairières.
Il pourrait avoir été honoré par :
offrandes animales (cornes de cerf, figurines, dépôts votifs) ;
rituels de prospérité pour assurer la chasse, la fertilité et la survie du clan ;
des torques déposés dans des sanctuaires ou dans l’eau (symboles de richesse et de lien divin).
Il avait un rôle saisonnier, lié aux cycles agricoles et à la chasse (un peu comme plus t**d le « roi de l’année » dans la mythologie celtique insulaire).
Héritage et continuités
Après la romanisation, Cernunnos fut en partie assimilé à des divinités comme Mercure (protecteur des échanges) ou Dis Pater (seigneur du monde souterrain).
Dans le folklore, il a laissé des traces dans l’image du dieu cornu sylvestre, qui se retrouve plus t**d dans le « Cornu » médiéval et même dans certaines représentations du diable (mais déformées par la chrétienté).
Aujourd’hui, Cernunnos est souvent honoré dans le néo-paganisme (wicca, druidisme contemporain) comme symbole de la nature sauvage, de la fertilité et de la liberté instinctive ou lors du pagan feste en février.
Le secret des druides
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