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Organisation burundaise engagée dans la défense des droits humains de la démocratie et de l'Etat de droits au Burundi
14/07/2026
Afrique du Sud : Le président Évariste Ndayishimiye doit rompre le silence
| 14 juillet 2026
Des Africains traqués par d’autres Africains sur une terre que l’Afrique entière a contribué à libérer : le paradoxe est cruel. Il devrait être politiquement insupportable.
En Afrique du Sud, la poussée xénophobe ne relève plus de la rumeur. Des manifestations hostiles aux migrants se multiplient. Des groupes s’arrogent le droit de contrôler les papiers, de fouiller des logements et de chasser ceux qu’ils désignent comme étrangers. Des milliers de ressortissants africains ont déjà quitté le pays sous la pression de la peur.
Face à cette dérive, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné la désignation des migrants comme boucs émissaires et rappelé que nul ne pouvait se substituer à l’État. C’est nécessaire. Ce n’est manifestement pas suffisant.
Une autre voix doit s’élever : celle d’Évariste Ndayishimiye.
Le président du Burundi est, depuis février 2026, président en exercice de l’Union africaine. Cette fonction n’est pas une médaille diplomatique. Elle n’est pas un supplément de prestige destiné aux cérémonies officielles. Elle confère une responsabilité : parler lorsque les valeurs fondatrices de l’organisation sont menacées, agir lorsque des citoyens africains sont livrés à la peur.
Or la parole politique attendue tarde à se faire entendre.
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a pourtant lancé l’alerte. Elle s’est dite préoccupée par les agressions, le harcèlement et les opérations menées par des groupes visant des personnes supposées être des migrants sans papiers. Dès lors, le président en exercice de l’Union africaine ne peut invoquer ni l’ignorance ni l’absence d’éléments suffisamment graves.
Son silence devient une question politique.
L’histoire, ici, rend cette retenue plus difficile encore à comprendre. L’Afrique du Sud démocratique n’est pas née dans la solitude. Durant l’apartheid, des pays africains ont soutenu les mouvements de libération, accueilli leurs militants et porté leur cause dans les institutions internationales. L’Organisation de l’unité africaine avait inscrit la lutte contre l’apartheid au cœur même de sa mission.
Rappeler cette solidarité ne revient pas à réclamer une reconnaissance perpétuelle. La mémoire n’est pas une facture. Mais elle oblige.
Un pays que le continent a aidé à libérer ne peut laisser prospérer l’idée que l’Africain venu d’ailleurs serait, par nature, une menace. Le migrant n’a pas créé le chômage sud-africain. Il n’a pas produit les inégalités, la corruption, la crise des services publics ou l’insécurité. Lui faire porter le poids de ces échecs est une diversion. Le pourchasser est une indignité.
La lutte contre l’immigration irrégulière relève de l’État et du droit. Elle ne saurait être abandonnée à des groupes de rue, à des fouilles arbitraires ou à des expulsions improvisées.
Évariste Ndayishimiye doit donc intervenir clairement. Il doit appeler les autorités sud-africaines à garantir la sécurité de tous les ressortissants africains, demander que les actes de violence et d’intimidation soient poursuivis, coordonner les réponses consulaires et rappeler qu’aucune politique migratoire ne peut s’affranchir de la dignité humaine.
Cette exigence vaut également pour le Burundi.
Des ressortissants burundais affirment avoir sollicité l’ambassadeur Alexis Bukuru et n’avoir reçu, comme réponse, que la proposition d’un laissez-passer de retour au pays, moyennant 200 rands pour les personnes dépourvues de documents réguliers. Ces témoignages doivent être vérifiés contradictoirement. Mais ils sont suffisamment graves pour appeler une explication publique.
Une ambassade n’est pas seulement un guichet de rapatriement. Elle doit écouter, orienter, recenser les personnes menacées, saisir les autorités locales et rendre compte des démarches entreprises. Renvoyer les victimes vers leur pays sans répondre à leur demande de protection ne constituerait pas une politique consulaire. Ce serait un abandon.
Le Burundi s’est honoré de voir son président accéder à la tête de l’Union africaine. Il lui appartient désormais de donner un sens à cet honneur.
L’histoire ne retiendra ni les cortèges, ni les photographies de sommet, ni les formules convenues. Elle posera une question simple : lorsque des Africains étaient pourchassés, qu’a fait le président de l’Union africaine ?
À cette question, Évariste Ndayishimiye ne peut répondre par le silence.
Car, face à la xénophobie, se taire n’est pas rester neutre.
C’est laisser la peur parler plus fort que l’Afrique.
| La Rédaction
🔴 Campus Kiriri igeze habi cane.
Iyi nyubakwa ya Kaminuza y’Uburundi ifise amateka akomeye, ariko igeze habi. Yubatswe n’abakoloni mu 1955, none ivyuma y’imyaka 64 twikukiye iraturega ko twasigaye tunezwe bike.
🔴 Campus Kiriri mu mateka ya Kaminuza y’Uburundi.
1955 : iyi nyubakwa idasanzwe yatanguye yitwa Collège In*******al d’Usumbura. Yari igenewe gutegura incabwenge zo mu Burundi, mu Rwanda no muri RDC.
1958 : yahindutse Collège du Saint-Esprit. Inyubako zayo zidasanzwe zatumye ihinduka ikimenyetso gikomeye c’igisagara ca Bujumbura.
1964 : ingingo y’Umwami Mwambutsa yayihinduye intango ya Kaminuza y’Uburundi bita Université Officielle du Burundi (UOB).
1973-1977 : UOB yafatanye na ENS be na ENA bihinduka Kaminuza y’Uburundi (Université du Burundi). Campus Kiriri ica iba ahatangirwa ivyigwa bikomeye vy’ubuhinga nka Faculté des Sciences Appliquées, hongera hashirwa igisata ca kaminuza ciga ibijanye no kwinonora imitsi kubera ariho hari ibikoresho bigezweho.
Campus Kiriri ni ikibanza gikomeye cane mu bijanye na kahise Kaminuza y’Uburundi, ntihari hakwiye gufatwa minenerwe.
🔴 Igihugu amafaranga menshi yononwa mu biro vy’umukuru w’igihugu
Muri iki gihugu tubona ikigega c’ubumenyi kigeze ahatemba, suko amafaranga yofashije avuze. Akarorero ni ayatari make yononwa mu biro vy’umukuru w’igihugu. Bino biro bizokoresha uyu mwaka :
1. Imiliyaridi 17 yo kwubaka inyubako rusangi. No mu mwaka uheze kwari uko, ariko nta na hamwe twabonye izo nyubako zuguruwe.
2. Imiliyaridi 15 zo gushigikira ibikorwa vyiza (appui aux bonnes initiatives) ata n’umwe azi ivyo bikorwa vyiza ivyarivyo, ata n’uwuzi abahabwa ayo mahera abaribo.
3. Buri musi imodoka za présidence zinywa ibitoro biciye imiliyoni 14. Buri musi nyene ivyo biro bisohora imiliyoni 14 zo gusuzuma no gusanura izo modoka. Ivyo bikazokorwa gutyo imisi 360 mu mwaka.
4. umuliyaridi urenga wo gutembereza urumuri rutamurika mu gihugu cose, urumuri ata n'umwe azi ico rusigura n’ico rumaze.
4 imiliyoni 700 zo gutunganya ibikorane vy’umuryango w’umukuru w’igihugu, ibikorane abantu bitagira mvura abantu binjirana urwanko bakavayo rwarwijwe incuro nyinshi ngo benewabo ni abansi b’igihugu.
5. imiliyoni 337 yo kubungabunga indege yo kurerura umukuru w’igihugu imaze imyaka 10 atawuyikubise ijisho.
- N’ayandi menshi tutiriwe turagarukako.
🔴 Aya mafaranga ariko arononwa, uwoyajana muri campus Kiriri yokora ibikomeye. Mu gihe ibintu bimeze gutya, igihugu kikarota ngo cimirije kwinjira mw’iterambere kidaha ikibanza gukwiye igisata c’indero. Prezida Ndayishimiye akaca yinamura ngo : uko abantu b**a niko baba ibijuju !
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