Suburbass

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★ FOR WHOM THE BASS TOLLS ★
French tekno live performer and producer since 1996 FRENCH TEKNO LIVE PERFORMER & PRODUCER

10/05/2026

Few dates available before the end of the summer :
May 30/31, July 10/11
August 7/8
Feel free to contact me 😉

05/05/2026

« La revendication est qu’on le fait à Bourges, parce que le ministre de l’Intérieur est né à Bourges, et qu’on vient sur le polygone car on est contre la guerre. C’est la guerre à la guerre, donc c’est une revendication clairement anti-militaire. »
Laurent Nunez, Ministre de L'intérieur.

Complètement à côté de la plaque Laurent et de plus vous n'êtes pas le centre du monde, le choix du terrain n'est pas dû à votre personne et ce rassemblement n’était pas un événement anti-militariste (oui ça se dit ainsi) ni une simple manifestation contre la guerre, même si le mouvement freeparty se veut anti-militariste dans ses valeurs de base, mais bien une mobilisation contre ce nouveau – et énième – projet de loi visant les événements festifs.

On a déjà connu ça. En 1995, la circulaire du ministère de l’Intérieur intitulée « Les rave-parties, des situations à hauts risques » a été un véritable élément détonateur : en stigmatisant toute une culture, elle a provoqué l’effet inverse de celui recherché et contribué à l’explosion du mouvement freeparty illégal en France. Elle a poussé de nombreux organisateurs à entrer dans la clandestinité, faute de cadre viable et de dialogue.

Puis, au début des années 2000, l’amendement Mariani est venu renforcer cette logique répressive en criminalisant davantage les rassemblements festifs à caractère musical. Et depuis 2002, le dialogue a été progressivement gelé. Vous avez laissé les préfets agir à leur guise, souvent dans une logique de fermeture systématique, sans réel accompagnement. Pourtant, les textes eux-mêmes prévoyaient une approche plus équilibrée, invitant les autorités à encadrer et accompagner les organisateurs pour permettre des événements dans un cadre légal. Dans les faits, cette orientation a été largement ignorée.

Et aujourd’hui, vous remettez une couche.
Vous allez encore plus loin en affirmant :
« Organiser une rave party sera maintenant un délit. »
L’utilisation floue et fourre-tout du terme “rave party” entretient volontairement la confusion entre événements illégaux et initiatives légales. Derrière, ce sont les préfets qui héritent d’un outil supplémentaire pour interdire large, très large, y compris des événements de musique électronique parfaitement légaux — y compris des freeparties qui, depuis plus de vingt ans, s’efforcent de respecter un cadre juridique, notamment celles de moins de 500 participants sur terrain privé, sans nécessité d’autorisation préalable en préfecture.

Cela va donner encore plus de pouvoir répressif aux préfets, à coups de pression, de bluff et d’arrêtés préfectoraux juridiquement fragiles.
Et pendant ce temps, vous proposez d’abaisser le seuil des événements sur terrain privé de 500 à 250 participants… alors que cela fait plus de vingt ans que les acteurs du terrain tentent, en vain, d’obtenir une augmentation de ce seuil pour justement sortir de la précarité juridique et travailler dans de meilleures conditions.

La répression n’a jamais été une solution. On ne construit rien durablement en poussant une culture dans l’ombre, en refusant le dialogue et en confondant encadrement et interdiction.

On n’arrête pas un peuple qui danse. 🔊

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