Collectif HIMA
Hima, se traduit en Shikomori par "lève toi"! Le féminisme ne combat pas les hommes, il combat l' inéquité homme/femme. Mwanamche hima hu dayi ze haki za haho!
Dans le cadre des 16 jours d’activisme, nous allons aujourd’hui vous parler 🚨🚨🚨🚨🚨🚨🚨
d’une forme de cyberviolence dont on ne parle pas assez : la manière dont les violences faites aux femmes et aux filles sont souvent DÉTOURNÉES, MINIMISÉES OU NOYÉES dans des commentaires complètement hors sujet.
Pour expliquer ce mécanisme, nous avons choisi d’illustrer avec cette video d’une affaire de 2024, dont la photo du batimet de la banque a été utilisée pour illustrer l’information.
Il s’agit du viol d’une mineure de 15 ans par le directeur général adjoint de la BDC de l’époque Mohamed Moussa Moudjahid. Une affaire lourde et choquante, qui aurait normalement dû provoquer de la colère, de la compassion, de l’indignation, une vraie prise de conscience.
Quand on regarde les réactions sous la publication de l’époque, une grande partie parlait de l’état du BÂTIMENT. Oui vous avez bien lu, le bâtiment, comme si on parlait de peinture écaillée, alors qu’une mineure avait été VIO**LÉE
Ce décalage nous choque toujours autant, parce qu’il montre quelque chose de plus profond : cette façon qu’ont certains de détourner les yeux du sujet qui dérange.
On préfère commenter les murs plutôt que de regarder en face la violence subie par une enfant. On déplace le débat, on minimise, et on met en arrière-plan celle qui aurait dû être au centre.
Et ça aussi, c’est une forme de cyberviolence.
Ce n’est pas bruyant, ce n’est pas insultant, mais c’est destructeur : ça efface la victime, ça banalise l’agression, ça réduit une affaire grave à un simple décor.
Pour rappel, la violence, ce n’est pas seulement l’acte, c’est aussi la manière dont la société réagit, ou choisit de ne pas réagir.
26/11/2025
A l'occasion des 16 jours d'activisme, aujourd'hui nous allons vous parler de ..........
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Bigira, divorces, interrogatoires : quand les tribunaux deviennent des armes contre les femmes.
Aux Comores, trop de femmes qui dénoncent une agression ne se battent pas seulement contre l’auteur des violences. Elles doivent affronter un système judiciaire qui les humilie, les soupçonne et parfois les réduit au silence. Porter plainte devient alors un deuxième combat, une deuxième violence.
Lors d’interrogatoires pour viol, on demande encore à des femmes si leur agresseur leur a “pris leur bigira” leur virginité comme si la gravité du crime dépendait de cela. On exige d’elles des détails intimes, intrusifs, parfois même salaces.
Ce ne sont pas des questions utiles à une enquête : ce sont des violences institutionnelles.
Certains exemples posés par des victimes dans nos communautés sont réels :
– “Est-ce qu’il t’a prise devant ou derrière ?”
– “Combien de fois a-t-il pénétré ?”
– “Est-ce que c’était doux ou violent ?”
– “Est-ce que tu as gémi ?”
– “Tu étais vierge avant ou pas ?”
- " Est ce qu'elle a toujours la virginité ?"
_ "Est ce que l'agresseur est ton hawara?"
Autant de questions qui n’ont rien à faire dans une procédure censée protéger les survivantes.
Dans une affaire impliquant des femmes présumées lesbiennes, certains hommes présents ont posé des questions obscènes pour obtenir des détails sexuels. Ce jour-là, un tribunal est devenu un espace de voyeurisme. Pas de justice, juste une mise en scène de domination.
Et ce problème dépasse les cas de viol.
Beaucoup de femmes se voient refuser le divorce, même lorsqu’elles prouvent être trompées ou agressées.
Parfois, c’est le mari qui exige d’être “payé” pour accepter la séparation.
Parfois, c’est le juge qui décide qu’une femme battue ou violentée n’a “pas de raison valable” pour demander le divorce.
Une institution qui devrait protéger devient alors une barrière qui enferme.
Il faut rappeler ce que certains semblent encore ignorer :
Le viol n’est pas défini par la virginité, l’âge ou la manière dont l’agression a eu lieu.
Le viol est défini par l’absence de consentement.
Un bébé ne peut pas consentir.
Une mineure ne peut pas consentir.
Une femme âgée dans son champ ne consent pas.
Une femme droguée ou manipulée, qu’elle soit vierge ou non; ne consent pas.
Une femme mariée qui subit une pénétration forcée ne consent pas.
Une fille de 15 ans ne consent pas non plus.
Pourtant, un procureur a déjà refusé de prendre une plainte en déclarant qu’un bébé violé “serait mort si c’était vrai”.
Voilà à quoi se heurtent encore aujourd’hui certaines victimes.
Nous dénonçons ces violences institutionnelles, ces humiliations normalisées et ces décisions qui transforment les tribunaux en armes contre les femmes.
La justice doit protéger, pas violenter.
La justice doit libérer, pas punir celles qui ont survécu.
**n
15/11/2025
🔥🔥🔥 TW : VIOLENCE CONJUGALE / TENTATIVE DE FÉMINICIDE 🔥🔥🔥
Dans la nuit du 4 novembre 2025, Mohamed Anziza, originaire de Ouellah Mitsamiouli, a tenté d’assassiner sa femme, Fatima Oumouri, sous les yeux de leurs trois enfants.
Les faits se sont déroulés dans leur chambre. Les enfants présents dans la maison, il l’a frappée violemment aux épaules et à la tête. Selon Fatima, il aurait enroulé un câble USB autour de son cou. Il a voulu la traîner jusqu’à la forêt pour l’achever.
En chemin vers cette forêt, terrifiée et croyant que sa dernière heure était arrivée, Fatima a réussi à hurler le nom de sa petite sœur. Ce cri a alerté les voisins, qui sont intervenus et lui ont sauvé la vie.
Et pourtant… malgré cette tentative de meurtre, malgré les violences infligées devant ses enfants traumatisés, les audiences des 10 et 13 novembre 2025 ont abouti à un verdict scandaleux :
Mohamed Anziza a été condamné pour coups et blessures volontaires à 8 mois de prison avec sursis et à une amende de 100 000 FC.
Il est libre.
Il n’a jamais passé une seule nuit derrière les barreaux.
Comment protéger les victimes quand la justice elle-même minimise ce qu’elles ont vécu ?
Une femme presque assassinée ne devrait jamais vivre dans la peur de recroiser son agresseur.
Et des enfants qui ont vu leur père tenter de tuer leur mère méritent une protection totale, pas une justice indifférente.
Les violences conjugales sont réelles, graves, dévastatrices… mais trop souvent pas prises au sérieux.
La justice doit protéger, pas banaliser.
Chaque décision clémente renforce l’impunité.
Chaque agresseur laissé libre met une femme, et des enfants en danger.
Nous refusons de normaliser l’inacceptable.
Nous refusons de laisser passer un féminicide annoncé.
La justice doit agir.
La prison doit être la règle pour les agresseurs dangereux, pas l’exception.
Parce que la vie d’une femme et la sécurité de ses enfants valent infiniment plus que quelques mois de sursis.
29/06/2025
On demande aux victimes de parler. Mais dès qu’elles parlent, on cherche à les faire taire.
On dit « il faut libérer la parole ». Mais quand une femme ose enfin raconter ce qu’elle a vécu, certains se précipitent pour la juger, l’accuser de mentir, de vouloir attirer l’attention, ou de “parler trop t**d”.
Il faudrait savoir : voulez-vous vraiment entendre la vérité, ou seulement quand elle ne dérange personne de puissant ?
Être majeure ne veut pas dire être en position de dire non. Et garder le silence au moment des faits ne veut pas dire qu’on a consenti. Parfois, parler c’est risquer son avenir, sa sécurité, sa paix mentale. Alors quand une victime trouve enfin le courage de le faire, le minimum, c’est de l’écouter.
Quand on vous promet un soutien scolaire ou un emploi, mais qu’on vous isole, qu’on vous impose des gestes ou des situations que vous n’avez pas choisies, ce n’est pas un accord. C’est un abus. Et ce n’est pas à la victime d’en porter la honte.
À cette jeune femme, et à toutes celles qu’on a voulu faire taire : on vous croit, on vous soutient. Vous n’avez pas parlé trop t**d. Vous avez parlé quand vous avez pu. Et c’est déjà immense
22/06/2025
Aujourd’hui, c’est un jour de colère et de tristesse
Nous venons d’apprendre une autre affaire grave : celle de Hanissa Mmadi, originaire de Ntsinimoipanga Mbadjini. Selon les informations relayées par sa famille, Hanissa a été violemment agressée par un homme de sa propre localité. Grièvement atteinte, elle a dû être évacuée à l’étranger pour recevoir des soins. Sa famille, profondément choquée, a eu le courage de saisir la justice.
Mais ce courage a été accueilli par un verdict glaçant : la relaxe de l’agresseur. Une décision qui laisse sans voix, et qui fait écho à un sentiment d’abandon que beaucoup de victimes connaissent trop bien.
Ce matin déjà, nous évoquions le cas bouleversant d’une jeune fille de 16 ans, victime d’un viol par un voisin.
Une plainte a été déposée, et pourtant… l’agresseur est toujours libre.
Pire encore, la mère de la victime a été violemment prise à partie par l’entourage du présumé agresseur. Verbalisée, frappée, humiliée, simplement pour avoir osé demander justice pour sa fille.
Où est la justice lorsque les victimes sont laissées seules face à leurs douleurs ?
Pourquoi certaines affaires mobilisent tout un pays, tandis que d’autres sont noyées dans le silence ?
Nous nous souvenons encore des mobilisations récentes pour une femme influente du gouvernement. Des pancartes, des manifestations, un soutien massif. Et c’était légitime. Mais aujourd’hui, alors que d’autres femmes subissent des violences physiques, où sont ces pancartes ? Où est cette indignation ?
Nous refusons que la souffrance d’une femme soit prise au sérieux seulement quand elle a un statut ou des relations.
Nous refusons qu’on choisisse quelles victimes méritent notre solidarité, notre mobilisation, notre justice.
Aujourd’hui, nous exigeons une égalité de traitement.
Une justice cohérente, équitable et protectrice.
Un droit de manifester pour chaque femme agressée, pas seulement pour celles qui sont visibles dans les cercles du pouvoir.
Parce qu’une agression, c’est une agression.
Parce qu’un silence, c’est une trahison.
Soutenir une victime n’est pas un privilège. C’est un droit.
On ne cesse pas de le répéter: Il est temps que chaque femme, chaque jeune fille, se sente entendue, protégée et défendue.
📷 : fcbk fm
22/06/2025
Encore une affaire de viol… et toujours la même injustice.
C'est avec une immense tristesse et une profonde rage que nous apprenons qu'une jeune fille de 16 ans a été violée par son voisin, par introduction digitale. Il est impératif de le répéter : l'introduction d'un doigt, ou de tout autre objet, dans le corps d'une personne sans son consentement est un VIOL. Point final. Ne laissons personne minimiser cet acte, ni le qualifier de "simple attouchement" ou « kadja mviolé soifi ». C'est une agression sexuelle grave, qui laisse des séquelles profondes et durables.
Mais l'horreur ne s'arrête pas là. Le courage de la mère, qui a osé porter plainte, a été récompensé par une nouvelle agression. Elle a été agressée physiquement et verbalement par l'épouse de l'agresseur et une complice. C'est inacceptable. C'est une tentative lâche et odieuse de faire taire la victime et sa famille, de les intimider pour qu'elles renoncent à la justice.
Nous nous battons sans relâche pour la libération de la parole des victimes. Nous voulons qu'elles puissent parler, qu'elles puissent être entendues, qu'elles puissent être crues. Mais comment peuvent-elles le faire en toute sécurité quand la réalité est si brutale ? Comment pouvons-nous accepter que l'agresseur présumé soit toujours en liberté, croisant quotidiennement la famille qu'il a traumatisée ? C'est une insulte à la justice, une source d'angoisse insupportable pour la jeune victime et sa mère.
Il est temps d'arrêter les discours et les séminaires qui ne mènent à rien. Il est temps d'agir. Nous exigeons des actions concrètes et immédiates :
- Que justice soit faite ! L'agresseur doit être arrêté, jugé et condamné. Il doit répondre de ses actes.
- Que la victime et sa famille soient protégées ! Des mesures concrètes doivent être mises en place pour assurer leur sécurité et éviter toute nouvelle agression ou intimidation.
- Que la société comprenne ce qu'est un viol ! Cessons de minimiser la pénétration digitale. Éduquons, informons, sensibilisons pour que de tels drames ne se reproduisent plus.
Nous sommes solidaires de cette jeune fille et de sa mère. Leur courage est un exemple. Ne les laissons pas seules. Le viol n'est jamais la faute de la victime. La justice doit l'emporter.
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