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Mauradio,
Radio de la Diaspora par Le Peuple Mauricien,
pour La Nation Mauricienne.
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26/05/2026

Parliament Must Not Normalise Racist or Pejorative Language

The incident in the National Assembly involving Reza Uteem and Joanna Bérenger should concern every citizen who values the dignity of parliamentary democracy in Mauritius.

The use of the term “colon” towards a fellow parliamentarian is not an insignificant matter of semantics or political heat. In Mauritian social and political discourse, the expression carries pejorative and racial undertones which have no place within the walls of the National Assembly. Parliament is not a platform for humiliation, innuendo, or discriminatory rhetoric. It is the supreme democratic institution of the Republic, where words must be measured, responsible, and respectful.

The Speaker was correct to intervene and request the withdrawal of the remark. However, the response displayed a troubling lack of firmness in the face of what many would reasonably perceive as a serious breach of parliamentary decorum. In a multicultural republic such as Mauritius, where ethnic sensitivities remain deeply intertwined with the national fabric, the Chair cannot afford to appear hesitant or overly permissive when confronted with language carrying racial or degrading connotations.

Under the long-established Westminster conventions reflected in Erskine May Parliamentary PracticeïżŒ, the Speaker possesses not merely the authority, but the obligation, to act decisively against offensive and grossly disorderly conduct. Where remarks are discriminatory, inflammatory, or likely to undermine the dignity of another Member, stronger disciplinary action — including ordering the offending Member to withdraw from the Chamber — falls entirely within accepted parliamentary practice.

A mere withdrawal of words, without any visible sanction or stronger reprimand, risks sending the wrong signal both inside and outside Parliament. It creates the perception that certain forms of offensive conduct can ultimately be brushed aside with minimal consequence. The authority of the Chair is not measured solely by interventions, but by the firmness and consistency with which parliamentary standards are upheld.

Importantly, Mauritius Global Diaspora has remained consistent on this principle. The organisation previously adopted the same position during the controversy involving former Speaker Sooroojdev Phokeer and remarks directed at Rajesh Bhagwan such as “look at your face”. The issue therefore transcends party politics or personalities. It concerns the defence of parliamentary dignity, mutual respect, and the refusal to normalise language that demeans or divides.

Mauritius is a plural and multicultural democracy built upon coexistence, constitutional balance, and social harmony. Public office holders therefore carry a heightened responsibility in the language they employ. When offensive expressions are treated lightly, Parliament risks legitimising a broader deterioration of public discourse across society itself.

Democracy is not weakened by discipline. It is strengthened by it. The Speaker’s office exists precisely to safeguard the honour of the House and to ensure that parliamentary debate, however robust, never descends into racial insinuations, ridicule, or personal degradation.

Mauritians expect passionate debate from their elected representatives. But they also expect restraint, dignity, and statesmanship. The National Assembly must remain a chamber of ideas — not a theatre of insults.

L'équipe de Mauradio et le Mauritius Global Diaspora

22/05/2026

Éditorial — Quand Macron ose enfin parler de rĂ©parations

Pendant des décennies, les anciennes puissances coloniales européennes ont préféré parler de mémoire, de reconnaissance ou de repentance, évitant soigneusement un mot jugé explosif : réparations.

En ouvrant publiquement la porte Ă  une rĂ©flexion sur les rĂ©parations liĂ©es Ă  l’esclavage, le prĂ©sident français Emmanuel Macron a franchi une Ă©tape historique et symbolique majeure.

Aucune compensation financiĂšre n’a Ă©tĂ© annoncĂ©e. Mais dans les dĂ©bats sur l’hĂ©ritage colonial, les mots ont un poids immense. ReconnaĂźtre que la question des rĂ©parations « ne peut ĂȘtre ignorĂ©e » revient Ă  admettre une vĂ©ritĂ© longtemps Ă©vitĂ©e : l’esclavage n’a pas seulement dĂ©truit des vies humaines, il a aussi construit des fortunes, des empires et des systĂšmes Ă©conomiques dont certains bĂ©nĂ©fices perdurent encore aujourd’hui.

Et ce débat concerne directement Maurice.

Notre Ăźle a Ă©tĂ© bĂątie sur l’esclavage avant mĂȘme l’arrivĂ©e de l’engagisme. Des milliers d’Africains et de Malgaches furent dĂ©portĂ©s pour alimenter l’économie des plantations. L’abolition de 1835 n’a pas effacĂ© les structures Ă©conomiques hĂ©ritĂ©es de cette Ă©poque. Certaines inĂ©galitĂ©s fonciĂšres, sociales et patrimoniales trouvent encore leurs racines dans cette histoire coloniale.

Puis vint l’engagisme, autre systĂšme d’exploitation massive qui transforma profondĂ©ment la sociĂ©tĂ© mauricienne. Maurice est ainsi une nation construite sur plusieurs mĂ©moires douloureuses entremĂȘlĂ©es.

C’est pourquoi le dĂ©bat sur les rĂ©parations doit ĂȘtre abordĂ© avec intelligence et responsabilitĂ©. Il ne doit jamais devenir un instrument de division communautaire. Mais le silence permanent n’est pas une solution non plus.

La Commission Justice et VĂ©ritĂ© Ă  Maurice avait dĂ©jĂ  reconnu que les consĂ©quences de l’esclavage et de l’engagisme continuaient d’influencer certaines rĂ©alitĂ©s socio-Ă©conomiques actuelles. Pourtant, beaucoup de ses recommandations restent inachevĂ©es.

Les rĂ©parations ne signifient pas forcĂ©ment des chĂšques financiers. Elles peuvent prendre la forme d’une meilleure justice sociale, d’investissements Ă©ducatifs, d’une rĂ©flexion sur l’accĂšs Ă  la terre, de la valorisation du patrimoine africain et malgache ou encore d’une reconnaissance plus honnĂȘte de notre histoire nationale.

Le vĂ©ritable enjeu est moral avant d’ĂȘtre financier.

Une République peut-elle prétendre à une égalité réelle sans reconnaßtre pleinement les mécanismes historiques qui ont produit certaines inégalités ?

En prononçant le mot “rĂ©parations”, Emmanuel Macron n’a peut-ĂȘtre pas changĂ© l’histoire.

Mais il a certainement commencé à briser un silence.

10/05/2026

PM Mission to Nairobi
Headline: ✈ Mission Diplomatique : Le Premier ministre en route pour le Sommet "Africa Forward"

Le Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam, quitte le pays ce soir pour se rendre Ă  Nairobi, au Kenya, oĂč il participera au sommet Africa Forward (Sommet Afrique-France) les 11 et 12 mai.

Accompagné d'une délégation de haut niveau comprenant des membres du secteur privé et de l'EDB, cette mission vise à renforcer la position de Maurice comme hub stratégique entre l'Afrique et l'Europe.

Le Premier ministre y retrouvera notamment le Président français Emmanuel Macron et le Président kenyan William Ruto pour discuter d'innovation, de croissance durable et de partenariats économiques.

Restez connectés sur mauRadio pour suivre les moments forts de ce déplacement et les enjeux pour la diaspora et l'économie mauricienne.

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07/05/2026

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Quand l’immunitĂ© judiciaire rencontre l’exigence de responsabilitĂ© : Maurice doit-elle crĂ©er un Ombudsman judiciaire ?

Depuis plusieurs jours, une affaire actuellement devant le Judicial Committee of the Privy Council Ă  Londres attire l’attention du monde juridique mauricien. Le dossier Devendranath Hurnam v PV Veerabudren dĂ©passe largement un simple litige personnel. Il soulĂšve une question fondamentale pour toute dĂ©mocratie moderne : jusqu’oĂč doit aller l’immunitĂ© judiciaire, et oĂč commence la responsabilitĂ© institutionnelle ?

Le cƓur du dĂ©bat est dĂ©licat. D’un cĂŽtĂ©, l’indĂ©pendance de la magistrature demeure un pilier absolu de l’État de droit. Aucun juge ou magistrat ne doit exercer ses fonctions sous la menace permanente d’actions vexatoires ou de pressions politiques. Mais de l’autre cĂŽtĂ©, une dĂ©mocratie mature ne peut pas non plus fonctionner sur le principe que certains dĂ©tenteurs d’autoritĂ© deviennent pratiquement inaccessibles Ă  tout vĂ©ritable mĂ©canisme de reddition de comptes.

C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que Maurice semble aujourd’hui se retrouver Ă  un carrefour institutionnel.

Le systĂšme mauricien repose principalement sur le Judicial and Legal Service Commission (JLSC) pour encadrer la discipline et la supervision des membres de la magistrature et de certains praticiens du droit. Or, dans la perception publique — qu’elle soit justifiĂ©e ou non — les mĂ©canismes existants apparaissent souvent opaques, limitĂ©s et rarement dissuasifs.

Dans plusieurs juridictions du Commonwealth, notamment au Royaume-Uni, la logique institutionnelle a Ă©voluĂ©. L’existence du Judicial Conduct Investigations Office (JCIO) permet aux citoyens, avocats et justiciables de dĂ©poser des plaintes formelles contre des comportements judiciaires jugĂ©s inappropriĂ©s. Le systĂšme ne remet pas en cause l’indĂ©pendance judiciaire ; au contraire, il la renforce par la transparence et la confiance publique.

Le Royaume-Uni a compris une chose essentielle : protĂ©ger l’institution judiciaire ne signifie pas protĂ©ger toute conduite individuelle de tout examen.

À Maurice, le dĂ©bat devient d’autant plus pertinent qu’une nouvelle lĂ©gislation rĂ©cente est venue renforcer l’encadrement et la discipline des law practitioners. La profession lĂ©gale fait aujourd’hui face Ă  davantage de contrĂŽle rĂ©glementaire, de procĂ©dures disciplinaires et d’exigences dĂ©ontologiques accrues.

Mais alors une question simple se pose :

Si les avocats et praticiens du droit sont désormais soumis à un cadre disciplinaire modernisé, pourquoi le pays hésite-t-il encore à moderniser également les mécanismes indépendants de supervision judiciaire ?

Le moment n’est-il pas venu pour Maurice de rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă  :

* un Ombudsman judiciaire ;
* une Judicial Complaints Authority indépendante ;
* ou une structure hybride inspirée du modÚle britannique ?

Une telle institution pourrait :

* recevoir les plaintes des citoyens ;
* filtrer les réclamations abusives ;
* enquĂȘter sur les comportements inappropriĂ©s ;
* publier des recommandations ;
* et renforcer la confiance du public dans la justice.

Il ne s’agirait pas d’attaquer la magistrature. Bien au contraire.

Les institutions fortes ne craignent pas la transparence. Elles l’organisent.

Car dans toute dĂ©mocratie moderne, la vĂ©ritable question n’est pas seulement celle de l’indĂ©pendance judiciaire. Elle est aussi celle de la confiance publique dans l’équitĂ©, l’impartialitĂ© et la responsabilitĂ© des institutions judiciaires.

Et cette confiance-lĂ  ne peut jamais ĂȘtre imposĂ©e. Elle doit ĂȘtre continuellement mĂ©ritĂ©e.

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The case of Devendranath Hurnam v PV Veerabudren currently before the Judicial Committee of the Privy Council raises a fundamental constitutional and institutional issue for Mauritius: whether magistrates and judicial officers should enjoy near-absolute judicial immunity from civil claims, even where litigants allege misconduct or abuse of authority.

The appeal stems from proceedings in Mauritius in which Mr Dev Hurnam instituted a damages claim against a magistrate following alleged remarks and conduct occurring during judicial proceedings. The Mauritian courts dismissed the action on the basis of judicial immunity and statutory protections afforded to public officers. The matter has now reached the Privy Council in London.

Beyond the individual dispute, the case has reignited wider debate regarding:

* judicial accountability;
* public confidence in the administration of justice;
* the limits of immunity protections;
* and whether Mauritius requires a stronger independent complaints and disciplinary framework for judicial office holders.

In the United Kingdom and several Commonwealth jurisdictions, litigants and practitioners may complain to independent oversight bodies such as the Judicial Conduct Investigations Office (JCIO), which operates alongside judicial appointment and disciplinary structures. Mauritius, however, continues largely to rely on the Judicial and Legal Service Commission (JLSC), whose powers and practical sanctions are often perceived as limited and insufficiently transparent.

The debate now emerging is whether Mauritius should move toward a modern judicial ombudsman or independent judicial conduct authority capable of investigating complaints more openly and reinforcing institutional accountability without undermining judicial independence.
https://jcpc.uk/cases/jcpc-2023-0087

03/05/2026

Et VoilĂ , la meilleure Ă©quipe a triomphĂ© 😉

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