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Association des Professionnels en Gestion et Conservation de la Biodiversité

21/05/2025

Festival de la biodiversité Jour 17 — Biodiversité et sécurité écologique : Franchir les limites, c’est menacer notre avenir

Nous vivons à l’ère d’un dérèglement global : perte accélérée de biodiversité, effondrement des écosystèmes, crises sanitaires, insécurité alimentaire, sécheresses, inondations... La planète envoie des signaux d’alerte. Notre sécurité écologique, ce filet vital qui assure la stabilité du climat, l’abondance des ressources, la santé des populations, est en train de se rompre.

Parmi les neuf limites planétaires, six sont déjà franchies, notamment celles concernant la biodiversité, les cycles biogéochimiques, et le climat. Ces franchissements menacent directement la paix, la sécurité et la dignité des peuples, surtout les plus vulnérables.

Parce que la biodiversité n’est pas un simple décor : elle est la structure vivante de notre sécurité. Elle régule l’eau, purifie l’air, stabilise le climat, garantit la fertilité des sols, protège contre les pandémies. Sa disparition affaiblit nos capacités d’adaptation, de production alimentaire, de résilience face aux catastrophes. Elle nous expose.

Et les projections sont claires : si rien ne change, d’ici 2050, la situation empirera pour presque toutes les limites planétaires, sauf la couche d’ozone. Seuls des changements profonds, dans nos modèles alimentaires, énergétiques, agricoles, économiques, pourraient inverser cette tendance.

C’est dans ce contexte que naît l’initiative NESS, National Eco-Security System for All People. Cette approche innovante vise à concevoir des systèmes de sécurité fondés sur la nature, la coopération, la justice intergénérationnelle et les savoirs locaux.

Nous appelons toutes les personnes engagées, jeunes, chercheurs, décideurs, ONG, communautés – à rejoindre cette dynamique mondiale pour bâtir un avenir plus sûr, juste et résilient.

Koffi Valentin MAWOUGNIGAN M.Sc. GYBN-Togo Amandine BIGNANDI Abdou KAMATCHALO

20/05/2025

Festival de la Biodiversité, Jour 16 – Biodiversité et qualité de l’air de vie : respirer, c’est vivre… grâce à la nature !
La biodiversité, est l’un des piliers invisibles mais indispensables de notre qualité de vie. Les plantes, arbres, mousses, algues, forêts, mangroves et autres écosystèmes végétalisés assurent des services écosystémiques essentiels à la régulation de l’atmosphère terrestre. Ils filtrent les particules fines, capturent les gaz à effet de serre, libèrent l’oxygène et modèrent les températures extrêmes. Chaque arbre dans une ville agit comme un purificateur d’air naturel. Chaque forêt est une usine biologique de maintien de la vie.
Mais aujourd’hui, nous vivons une époque de fracture écologique : destruction des écosystèmes, déforestation accélérée, artificialisation des sols. Cette érosion de la biodiversité entraîne une perte directe des services écosystémiques qui nous permettent… tout simplement de respirer. Dans certaines villes, l’air risque de devenir irrespirable. Et cette pollution n’est pas qu’un problème urbain : elle touche aussi les zones rurales déboisées, les savanes surexploitées et les régions soumises à des pratiques agricoles non durables.
La biodiversité n’est pas un luxe, elle est notre assurance-vie. Restaurer les écosystèmes, reverdir nos lieux de vie, préserver la diversité des plantes locales, réintroduire des haies champêtres, protéger les zones humides, reboiser avec des espèces indigènes : ce sont autant de gestes simples mais puissants qui rendent l’air plus pur, la vie plus saine, l’avenir plus vivable.
La qualité de notre air de vie dépend directement de la richesse et de la santé du vivant qui nous entoure.
Protéger la biodiversité végétale, c’est investir dans une meilleure qualité de l’air, un climat plus stable, et une santé publique renforcée. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes.

Koffi Valentin Mawougnigan

19/05/2025

Festival de la biodiversité Jour 15 – La fin d’un monde vivant ? Un basculement planétaire en cours !

Nous vivons une ère de basculement. Le monde que nous connaissions, vibrant, riche de chants d’oiseaux, de migrations spectaculaires, d’équilibres silencieux entre espèces, s’efface à grande vitesse. La biodiversité, pilier du vivant, s’effondre dans une indifférence quasi-systémique. Depuis un demi-siècle, l’humanité a éradiqué plus de 68 % des populations de vertébrés sauvages. Un million d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction, selon la plateforme intergouvernementale IPBES. Le rythme actuel est 100 à 1 000 fois plus rapide que le taux naturel d’extinction. Et cela se passe partout, sans exception.

En Amérique du Sud, les poumons de la planète, les forêts amazoniennes, brûlent au nom du soja et de la viande bon marché, transformées en terres stériles. En Afrique, les aires protégées se rétrécissent sous la pression des conflits, des extractivismes aveugles, de la désertification. En Asie, les rivières sont asphyxiées par les plastiques et les produits chimiques, pendant que les forêts tropicales, trésors de vie, s'effondrent pour nourrir les marchés mondiaux. En Europe, les paysages agricoles se vident d’insectes, de pollinisateurs, d’oiseaux, victimes d’un modèle agro-industriel toxique. En Océanie, des espèces millénaires disparaissent sans retour, parfois sans avoir jamais été nommées. Et dans les océans, chaque minute voit des centaines de kilos de plastique s’y déverser, pendant que l’acidification ronge les récifs, les nurseries marines, les chaînes alimentaires.

Ce n’est plus seulement la nature qui souffre. C’est le tissu même du vivant qui se déchire. Nos systèmes alimentaires deviennent vulnérables, nos économies s’ouvrent à des risques systémiques, nos sociétés s’exposent à des pandémies, à des migrations écologiques, à des conflits pour l’eau et la terre.

Nous ne sommes pas des spectateurs, nous sommes les architectes de cette trajectoire, mais aussi les acteurs de son renversement. Les conventions internationales, les traités et engagements restent trop souvent des déclarations sans mise en œuvre. Il est temps de faire de la conservation une priorité politique majeure, d'intégrer les peuples autochtones, de protéger les savoirs et les espèces comme des biens communs essentiels à la survie collective.

La question n’est plus « Pouvons-nous arrêter la perte de biodiversité ? » mais « Allons-nous le faire, ici et maintenant, avant qu’il ne soit trop t**d ? » Le moment d’agir est radical, urgent, irréversible. Car la biodiversité, ce n’est pas un supplément de vie. C’est le tissu même de la vie.

Koffi Valentin Mawougnigan

14/05/2025

Festival de la Biodiversité Jour 10, Réseau trophique forestier : Une mécanique d’équilibre au cœur de la forêt.

Dans l’ombre des grands arbres, un monde complexe s’active : celui des chaînes alimentaires forestières. Ici, chaque fruit tombé, chaque insecte en décomposition, chaque graine transportée par un écureuil ou un tétras est un maillon vital d’une toile vivante d’interactions.

Le réseau trophique forestier est bien plus qu’une simple succession de « qui mange qui ». Il est un système finement tissé d’échanges d’énergie, de contrôle des populations, de dispersion des graines et de recyclage de la matière organique. Chaque espèce, de l’humble coléoptère au faucon redoutable, joue un rôle clé dans la stabilité écologique.

Lorsqu’un prédateur comme le serpent ou le babouin régule les populations d’herbivores, cela protège la végétation contre la surexploitation. Quand l’agouti disperse les graines en se nourrissant, il permet la régénération de la forêt. Même les insectes et les oiseaux de taille moyenne comme le tétras participent à la santé du sol, à la fertilité et à la diversité.

Mais ce réseau est fragile. La disparition d’une seule espèce — souvent causée par la déforestation, la chasse ou les perturbations humaines — peut faire s’effondrer une partie du système. Ce déséquilibre entraîne des effets en cascade sur l’ensemble de l’écosystème forestier.

Protéger la biodiversité forestière, c’est donc préserver un tissu vivant vieux de millions d’années, garant de la résilience des forêts, de la régulation du climat, et de notre propre survie.

Koffi Valentin Mawougnigan

13/05/2025

Festival de la Biodiversité, Jour 9 _ Les océans : un système vivant, dynamique, et fragile

Loin d’être un simple réservoir d’eau salée, l’océan est un système biogéochimique complexe, moteur du climat mondial, réservoir de biodiversité et pilier de la régulation de la vie sur Terre. Sa biodiversité évolue en permanence, façonnée par des contraintes physiques, chimiques et écologiques extrêmes : salinité, pression, lumière, température.

Dans cet environnement, les espèces ont développé des stratégies d’adaptation évolutives aussi variées que fascinantes :

– Métabolismes capables de fonctionner sans lumière (chimiosynthèse)

– Bioluminescence pour la communication ou la chasse

– Nageoires modifiées pour la locomotion dans les abysses ou les récifs

– Migrations sur des milliers de kilomètres pour la reproduction ou l’alimentation

La biodiversité marine est le produit de millions d’années d’évolution, mais aujourd’hui, elle est gravement perturbée.

Les perturbations anthropiques comme l’acidification des océans (liée à l’absorption de CO₂), l’eutrophisation, la pollution plastique ou la surexploitation modifient les chaînes trophiques, affectent les capacités adaptatives des espèces et menacent l’équilibre des écosystèmes.

Conserver la vie marine, c’est préserver la résilience du système Terre.

L’urgence est claire :

– Identifier les zones de haute valeur écologique (hotspots marins)

– Protéger les espèces fonctionnellement clés (régulateurs trophiques, ingénieurs d’écosystème)

– Réduire les pressions humaines sur les habitats sensibles

– Intégrer la dimension fonctionnelle et évolutive dans les stratégies de conservation

Aujourd’hui, rejoignez-nous pour une immersion scientifique et critique dans les mondes océaniques.

Koffi Valentin Mawougnigan

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