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Je fais des analyses de la crise haïtienne : je laisse les nouvelles à d'autres; je mets en perspe
FBI ap mennen ankèt sou magouyè Ajantin yo. Sa bèl. Pi bèl pase sa nan pwen. Gyèèt vòlò toujou rete vòlò : li vann zouti l men li pa chanje metye. GENLÈ FBI RAYI MESSI. SE PA VREU ?🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣
Il faut bien mettre la pendule à l'heure plus souvent qu'autrement. Cela m'arrive de temps à autre à m'étonner des réactions humaines, mais jamais surpris. S'étonner, c'est un mouvement brusque face à la bêtise; surpris, c'est ne pas voir arriver les réactions imbéciles. Donc, je suis blindé contre la surprise. J'ai appris à user de grands principes pour juger et jauger, donc pour critiquer. La critique présuppose des critères hors de tout doute raisonnable. Et là encore, elle n'est pas dans l'absolu; elle n'est pas un truisme : le tout est tout à la limite de notre horizon contemporain, la compréhension d'une époque, mais il y a des principes, les grands, qui traversent le temps. Ils sont anhistoriques.
Aujourd'hui, cela pourrait étonner que des Noirs, par exemple, vote pour un candidat reconnu raciste, mais se laisser surprendre par ce choix voudrait tout simplement dire qu'on n'a rien compris de la loi du mouvement qui gouverne l'univers, donc évidemment les choses humaines : à des époques différentes, la primauté de la race sur les classes sociales ou le contraire. Mais la question raciale, de façon systématique, est une donne assez récente : deux cents à trois cents ans au plus. La dictature de la perception tue tout sens critique : on vit dans un monde où les cinq sens sont constamment sollicités par le monde médiatique, soit la télévision, le cellulaire, le monde virtuel.
Aujourd'hui encore, il pourrait paraître évident qu'il y a ouverture du monde sur l'extérieur : des noirs occupent certaines fonctions nobles, ils sont partout visibles agréablement, soit dans les médias, dans les sports, dans la culture, etc. Et pour chapeauter tout ça, on parle d'intersectionnalité, une absurdité conceptuelle sortie tout droit du ventre de la bête: chez l'Oncle Sam.
Venons-en au cœur de mon propos : pourquoi les Haïtiens, en particulier, et, le sud global, en général, aimaient dans sa totalité la sélection brésilienne ? Avant de répondre à cette question, il faut dire que c'était la politique par le sport, car ceux qui faisaient briller le Brésil, c'était surtout les Noirs, et au-dessus de tous le roi Pelé. Et ce dernier a mis le Brésil sur la carte du monde, car la considération qu'il aura après l'exploit de la coupe du monde de 1958 a révélé le génie Pelé et tout un pays. Le sud global avait un argument solide face aux puissances européennes : il y avait aussi du génie dans leur monde. Je racontais à ma fille dernièrement comment les Didi, Vava et Pelé passaient dans l'univers haïtiens : pour parler d'une prostituée, on disait qu'elle faisait des passes à Didi, à Vava sur Pelé et puis but🤣🤣🤣🤣🤣🤣😅😅😅😅😅.
Donc, la réponse est bien dans ce rappel historique. On s'identifiait au Brésil par ces personnages. Il y a certainement l'exceptionnalité du style pratiqué qui traversait les questions de races et de classes. La vérité Pelé comme génie ne laissait personne indifférent : l'accord était total, aucune note discordante. Euzebio était superbe, mais ne pouvait rivaliser au roi. La messe était dite. Voilà la différence entre le monde d'aujourd'hui et celui d'hier. En Amérique du Sud, même parmi les aigris, les Argentins et les Uruguayens surtout, force était de constater qu'ils se soumettaient bon gré mal gré au verdict général.
Aujourd'hui, quand on soulève la question que l'Argentine n'a jamais fait place aux Noirs, et qu'il y a eu extermination de ces derniers, et d'après les dernières statistiques, il y en a cent quarante-neuf mile, on entend des paroles imbéciles, des discours imbéciles qui ont tout l'air de vérité. Ce n'est pas parce qu'un pays se comporte de façon discriminatoire face à sa minorité qu'il n'y ait aucune exception parmi les gens de cette majorité. Menotti, Basile, Maradona, Messi, et j'en passe, ne sont pas connus pour des gens racistes. À entendre les deux premiers parlés de Pelé, le mot raciste ne fait certainement pas partie de leur univers. Et les deux derniers non plus. Qu'il n'y ait jamais eu de Noirs dans la sélection argentine, laissent dubitatif.
Quand même le bon sens perd son nord, l'esprit est dans les ténèbres pour paraphraser Tocqueville.
Une bonne façon de donner la monnaie de sa pièce à cet arbitre qui a volé le match aux Grenadiers : Mustapha Ghordal.
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