Gabriel Coulombe - Candidat pour le Parti Québécois dans Charlesbourg

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Biographie

Gabriel Coulombe enseigne les sciences économiques au collégial depuis une douzaine d’années, et il est à l’emploi du Cégep Garneau depuis 2016.

06/26/2026

La seule chose que la CAQ aura réellement construite avec son mirage d’un 3e lien, ce sont trois campagnes électorales consécutives. Le reste n’est qu’un monument au cynisme.

06/20/2026

Le débat sur la cote de crédit du Québec repose sur une confusion fondamentale : parle-t-on du Québec comme province du Canada ou du Québec comme pays souverain? Dans son texte, M. Vailles analyse la situation québécoise dans une perspective provinciale. Il omet de mentionner qu’en devenant un pays indépendant, le Québec aura accès à des moyens financiers beaucoup plus importants, ce qui lui donnera forcément la possibilité d’être mieux évalué par les agences de notation.

Comme je l’explique dans mon essai Entreprendre le pays du Québec: « les entités non souveraines sont systématiquement pénalisées par rapport aux entités souveraines lorsqu’il est question de l’accès aux marchés financiers internationaux et de l’attribution des cotes de crédit. Les agences de notation imposent généralement un plafond (country ceiling) sur les cotes de crédit des entités « sous-nationales », qui ne peuvent ainsi pas dépasser celle octroyée à l’État souverain auquel elles appartiennent. » C’est précisément ce qu’explique l’économiste Antoine Rondeau, qui vient de publier une étude qui s’appuie sur un modèle économétrique élaboré à partir des données de 38 pays de l’OCDE, et qui en vient à la conclusion qu’« un Québec indépendant obtiendrait une cote de crédit égale ou supérieure à sa cote actuelle et se classerait parmi les emprunteurs souverains les plus fiables au monde ».

Ainsi, l’idée que le fédéralisme embellit la cote de crédit du Québec constitue une affirmation politique, et non pas une démonstration économique. Les agences de notation évaluent avant tout la santé financière, la capacité fiscale, la gouvernance et la performance économique de chaque gouvernement. Si l'appartenance au Canada était un facteur aussi déterminant, les provinces bénéficieraient toutes de cotes similaires, ce qui n'est pas le cas.

La confiance dont bénéficie le Québec sur les marchés financiers repose d'abord sur ses propres fondamentaux économiques, sur son historique de remboursement et sur la capacité des contribuables québécois à soutenir ses finances publiques. Prétendre que cette crédibilité découle principalement du cadre fédéral est inexact. D'ailleurs, plusieurs petits États souverains obtiennent d'excellentes cotes de crédit sans appartenir à une fédération, ce qui démontre que la confiance des marchés dépend avant tout de la qualité des institutions et de la rigueur de la gestion financière, et non du statut politique. Les investisseurs prêtent déjà au Québec en fonction de la force de son économie, de ses revenus et de sa capacité à honorer ses engagements.

La crédibilité financière du Québec n'est pas un cadeau d'Ottawa; elle repose d'abord sur les contribuables québécois et sur la qualité de ses institutions. Des atouts qui resteront, advenant notre indépendance.

Pour retrouver l'étude de l'IRAI, c'est ici: https://irai.quebec/nouvelle/un-quebec-independant-maintiendrait-voire-rehausserait-sa-cote-de-credit/

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