BRAZZA NET CONGO
BRAZZA NET CONGO est une page d'informations, d'analyses, d'opinions et de débats tenus par des professionnels congolais de la communication.
04/09/2022
NÉCROLOGIE
URCIA PANDZOU PERD SON COMBAT CONTRE LE CANCER
La tumeur qu’elle trainait et pour laquelle elle aura attiré l’attention et l’élan de solidarité des rares Congolais encore sensibles à la souffrance du prochain l’a emportée.
L’irréparable s’est produit le 3 septembre à Brazzaville, alors qu’Urcia attendait une évacuation sanitaire à l’étranger depuis un an.
Le décès de cette fille est annoncé par la page Facebook le Courrier du Congo, qu’anime Celmond Koumba, un des initiateurs de l’élan de solidarité en faveur de cette fillette. « Au moment où le gouvernement congolais a mis en marche toutes les batteries, afin que la petite Urcia soit évacuée en France pour une meilleure prise en charge sanitaire, la nature en a décidé autrement ce samedi 3 septembre 2022 dans la matinée : la petite Urcia Mpandzou quitte la terre des hommes après une longue et pénible maladie.
Difficile de retenir ses larmes et d'abréger cette parenthèse sans se rappeler aux bons souvenirs de tous ceux qui de loin ou de près lui ont apporté assistance multiforme et réconfort », signe-t-il.
En effet, âgée de quatre ans, Urcia issue d’une famille en difficulté souffrait d’une tumeur à l’œil droit. Il y a un an, « Clèche Louzolo Luanzambi, Dorrian Cherryl Passy Samba et Celmon Koumba » sont « allés à la rescousse de la jeune congolaise Urcia Mpanzou » et ses parents à Loudima Gare dans la Bouenza. Face au calvaire de la fille et au dénuement de ses géniteurs, ils ont lancé un mouvement de solidarité intitulé « sauvons Urcia Pandzou » à travers lequel, des personnes de bonne volonté ont adhéré dans l’idéal de la sauver.
Admise au CHU de Brazzaville, Urcia est internée au service de carcinologie et suivi par le professeur Jean- Bernard Nkoua Mbon, qui en est le responsable. On verra défilé à son chevet des sommités républicaines dont le chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso et des philanthropes. Mais, hélas, la tumeur plus forte que la petite et toutes énergies extérieures apportées, a scellé prématurément le destin de la fillette.
01/09/2022
COURSE AU POUVOIR
QUI EN VEUT SI TANT A MOTTOM ?
Léonidas Carel Mottom Mamoni n’a plus de fonction. « Molinga azongi civil », dirait-on après la fin tragique de son aventure aux législatives à Ouesso II dont l’épilogue aura été son remplacement par madame Angèle Okoko née Doukouro. Mis, hors du système, Mottom ferait peur à ses adversaires et détracteurs qui, frappés par la paranoïa de le revoir un jour aux affaires, hallucinent et fantasment, alors qu’il est bien visible.
L’ombre de l’ex DQ hante l’esprit de ses tombeurs, ceux parmi ses ex-collègues députés, ministres et autres politiques qui, craignant vraisemblablement sa résurrection politique le voient tantôt arrêté par l’ex-DGST, tantôt dans un casier de la morgue des suites d’un su***de, alors que Léonidas Carel Mottom Mamoni passe des jours paisibles parmi les Brazzavillois et reste, comme à son habitude accessible.
Des indices convergent vers ce que la chute politique de Mottom prive de sommeil ses tombeurs et leurs complices. Des audios circulent sur internet dans lesquels des voix identifiables de certains de ses propres frères de la Sangha sont bien reconnaissables. Des messages à l’origine confidentiels et secrets entre les bourreaux, leurs complices et autres instigateurs présumés du coup sont ventilés sur le net les uns après les autres. La panique semble s’installé parmi les acteurs et tout laisse croire que la peur a changé de camp.
Même l’oraison funèbre suite à son grave et mortel accident politique, lu sur un plateau de télévision par un cacique du système qui proclamant la fin de la carrière politique de Léonidas Mottom disait devant le monde entier : « c’est fini pour lui, le jeune est mort là », ne rassurerait plus ceux qui avaient manigancé sa chute et sablé du champagne en apprenant enfin, la neutralisation politique de ce jeune qui a connu une ascension politique fulgurante.
L’on s’interroge sur le but final des fantasmes et hallucinations dans des cercles politiques sectoriels de la Sangha dont il est originaire, de connivence ou non avec des mercenaires politiques connus comme tels au niveau national. Le comble est que les publications, messages audios et écrits annonçant le su***de présumé ou la prétendue arrestation de Mottom par l’ex-DGST émanent des gens ayant des contacts directs avec ce dernier ou son entourage, donc qui peuvent recouper les faits, avant de ventiler des rumeurs.
L’on s’interroge si ces fantasmes seraient l’émanation des messes noires et homélies nocturnes dont le seul dessein serait de maintenir à terre « une réserve de la République » qui venait publiquement d’organiser son dernier festin à l’Assemblée nationale, de passer le témoin à son successeur, Destiné Hermella Doukaga et qui jurait « soutien et fidélité à sa formation politique et au président de la République ».
Les interrogations demeurent sur l’intention réelle des auteurs et complices de cette cabale dont des intellectuels qui insinuent des insuffisances dans les écritures comptables de l’ex- deuxième questeur. Car, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule dans son article 28 que « le deuxième questeur est chargé de la gestion du matériel du patrimoine ». La comptabilité étant de la compétence exclusive du premier questeur, selon l’article 27. Question, Mottom fait-il vraiment peur au point de donner de la paranoïa à ceux qui craignent sa résurrection politique ? Le temps, meilleur juge de l’histoire donnera son verdict.
26/08/2022
POINTE-NOIRE
ENFIN UN LYCÉE GÉNÉRAL PUBLIC A SIAFOUMOU
Le complexe occupera 2 630 mètres carrés sur le site qui abrite en partie, l’école primaire de Siafoumou dans le 5ème arrondissement de Pointe-Noire, Mongo-Mpoukou. Ses trois blocs devront être fonctionnels dès la prochaine année scolaire, a-t-on retenu lors du lancement des travaux le 26 août par Jean Luc Mouthou, ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation.
Le lycée Siafoumou sera mitoyen de l’école primaire créée en 1949 et qui a formé tant de cadres dont l’ancien ministre Jean Baptise Taty Loutard. Le chantier confié au groupe synergie du Congo consiste en l’érection de plusieurs blocs dont un bloc administratif et pédagogique. « Il aura un bâtiment de type R+1 dont le rez-de-chaussée comprendra un laboratoire scientifique et deux salles de classe. Le premier étage abritera trois salles de classe. Le bâtiment R+2 aura 12 salles de classe, soit 4 salles de classe par niveau. Le bloc logement d’astreinte pour personnel sera composé de deux foyers de six pièces. On aura également un bâtiment de trois salles de classe à l’école primaire en remplacement de l’ancien qui sera démoli », selon la fiche technique présentée par Igor Cyrille Loubandzi, responsable du groupe Congo synergie.
Des commodités diverses telles des blocs latrines, un mât, une bâche à eau de 38 mètres cubes et une plateforme sportive sont prévues.
Alors que les autorités publiques, les parents d’élèves ou anciens élèves s’impatientent de voir le lycée déjà fonctionnel, le maitre d’œuvre indique que « la fin des travaux dépendra du contrôle technique et financier ». Mais tout se fait pour qu’il soit en service le plus tôt possible.
La construction du lycée de Siafoumou participe, à en croire Jean Luc Mouthou, à la mission qui lui incombe de rapprocher davantage l’infrastructure scolaire du domicile de chaque apprenant. « La semaine dernière nous avons procédé au même rituel à Moungali au quartier Moukondo à Brazzaville, après Inkouélé dans les Plateaux ou à Tchikapika dans la Cuvette où les problèmes similaires se posent. Vous nous verrez certainement à Nkayi où le troisième lycée d’enseignement général va être inauguré d’ici la rentrée des classes en attendant le grand lycée de Sadelmi à la périphérie de Brazzaville, sans oublier celui de Vindoulou à la périphérie de Pointe-Noire que nous avons inauguré cette année. Si vous nous avez suivi et que vous continuez à nous suivre jusqu’à maintenant, vous comprenez que la mission confiée à nous par le président de la République est entrain d’être exécutée. A Pointe-Noire, particulièrement à Siafoumou, le besoin était crucial. La jeunesse de ce quartier qui a abondamment voté le président de la République en 2021 attendait ce bijou. Nous sommes venus avec les autorités leur faire ce geste parce qu’elle le mérite », a déclaré le ministre en substance.
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