Prisoner's Rights
L'ONG PRISONER'S RIGHTS milite en faveur de l'amélioration des conditions de vie des prisonniers et à leur réinsertion dans le tissu social.
Pense t-on réellement à la réinsertion des ex-détenus en Afrique ?
Je m'interroge après ce documentaire réalisé sur moi par le CICR.
J'aimerais parcourir toutes les prisons pour parler de mon expérience.
Le documentaire est intitulé : détenus mais humains avant tout (pour toutes vos recherches).
06/07/2023
PERMISSIONS DE SORTIE ET LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES TEMPORAIRES DES DÉTENUS
La quasi-totalité des prisonniers seront renvoyés à leur communauté au terme de leur peine de réclusion. Les permissions de sortie et les mises en liberté temporaires sur parole offrent aux prisonniers des possibilités pour commencer à se réhabituer au monde extérieur et à reconstituer leur relations personnelles et professionnelles. Ces procédures permettent par ailleurs de tester la réaction d'un prisonnier à la vie en société, avant qu'il obtienne sa mise en liberté définitive.
Les autorités doivent fonder sur une appréciation pertinente, leur choix des détenus susceptibles de bénéficier de permissions de sortie ou de libérations conditionnelles temporaires.
Une procédure appropriée doit évaluer le risque associé à tout prisonnier.
Sous réserve d'une évaluation appropriée du choix des bénéficiaires de permissions de sortie ou de libérations conditionnelles provisoires, il y a tout intérêt à inciter les prisonniers à assurer la responsabilité personnelle de leurs actes.
Il faut stipuler clairement les peines auxquelles s'expose tout prisonnier qui abuse de la confiance manifestée à son égard.
Des libérations conditionnelles temporaires peuvent être accordées à des prisonniers pour travailler dans des entreprises locales ou suivre des cours au collège ou dans un centre de formation afin d'acquérir des qualifications supplémentaires.
VINCENT BÉMY
Écrivain
SG Biennale Panafricaine
des Droits de l'Homme et
de l'Humanitaire (BPDHH),
initiatrice du PRIX ÉBONY des
des droits de l'homme de
L'UNJCI
01/06/2023
(SUITE ET FIN)
CONTACTS DES DÉTENUS AVEC LE MONDE EXTÉRIEUR
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Il faut définir avec le plus grand soin les dispositions en matière de visite aux femmes incarcérées, notamment eu égard aux contacts avec leurs enfants.
Le maintien des liens familiaux par l'intermédiaire des visites revêt une importance particulière dans le cas des jeunes prisonniers.
Dans certains pays, pour les prisonniers qui purgent des peines de longue durée ou pour ceux qui ne peuvent bénéficier de permission de sortie ou de libération sur parole, les dispositions sont prises pour autoriser des visites familiales d'une durée pouvant atteindre deux jours où davantage. Cette solution doit être encouragée, surtout lorsque le détenu ne peut avoir de permission de sortie.
Certains prisonniers ainsi que leurs familles ou leurs amis, abusent des possibilités offertes par les visites, parfois en cherchant à introduire en cachette des drogues ou autres objets interdits. Dans le cas des prisonniers dont il a été établi qu'il était impossible de leur faire confiance dans des conditions normales de visite, il peut s'avérer nécessaire de prévoir des visites sous étroite surveillance.
Une organisation appropriée des visites est profitable non seulement pour les prisonniers, mais aussi pour le personnel de la prison. Les prisonniers s'en trouveront d'autant plus satisfaits et rassurés et le personnel apprendra à mieux assurer leur détention et leur prise en charge.
Les visiteurs doivent souvent faire un long trajet pour venir voir les détenus. Ils peuvent avoir besoin :
- d'une aide financière pour payer leur frais de voyage ;
- d'un lieu où ils peuvent faire leur toilette et attendre le moment de la visite et permettant par ailleurs d'occuper les enfants susceptibles de les accompagner ;
- d'un lieu où passer la nuit.
Le droit à recevoir des visites de sa famille ne doit être supprimé pour des raisons disciplinaires. Des visites sans contact peuvent être imposées en cas de preuve de précédente tentative d'introduction illicite de certains objets.
Les juridictions présentent de grandes différences quant au traitement des prévenus.
Les détenus en détention préventive jouissent habituellement d'un droit de visite plus fréquent que les prisonniers condamnés. Dans les systèmes juridiques qui déterminent la présomption d'innocence et qui déterminent la culpabilité ou l'innocence au terme d'une procédure inquisitoire (c-à-d Procédure confiée au juge qui en plus des preuves apportées par les parties, pourra apporter des éléments de preuve lui-meme pour se fonder sa propre opinion), les droits de visite sont souvent accordés à la discrétion du magistrat instructeur ou du ministère public.
Dans ce type de système il importe d'établir la réalité des motifs de suspension des visites pour des raisons propres à l'administration de la justice ET NON COMME MOYEN DE PRESSION pour obtenir une confession ou des éléments de preuve à l'encontre de co-prévenus.
Il est particulièrement important de prévoir des modalités permettant aux prisonniers d'être visités par leurs représentants légaux. Ces visites doivent normalement se dérouler à portée de la vue, mais non à portée d'ouïe du personnel pénitentiaire.
ONG PRISONER'S RIGHTS
VINCENT BÉMY
Fondateur
Spécialiste en Droits humains
10/05/2023
THÈME : CONTACTS DES
DÉTENUS AVEC
LE MONDE EXTÉRIEUR
1. LES LETTRES
Le moyen le plus commode et le plus économique de maintenir le contact en cas de séparation, consiste généralement à écrire et à recevoir des lettres.
a) RECOMMANDATIONS
PRATIQUES
Jusqu'à une date récente, la plupart des administrations pénitentiaires jugeaient nécessaires de lire le courrier des prisonniers ou de contrôler les lettres envoyées et reçues. Cette attitude se justifiait généralement par plusieurs raisons :
* Pour détecter les projets
d'évasion ou d'introduction
d'objets défendus ;
*Pour permettre aux autorités d'avoir un avertissement préalable lorsqu'un prisonnier reçoit de mauvaises nouvelles dans une lettre.
* Pour obtenir des renseignements de nature criminelle concernant les prisonnier, leurs crimes et leurs complices ;
* POUR EMPÊCHER les prisonniers d'informer le monde extérieur des conditions qui prévalent en prison ou du comportement
du personnel.
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L'expérience a néanmoins démontré le caractère inutile de certaines de ces justifications, d'autres s'avérant par ailleurs néfastes ou inadéquates dans le cadre d'un système pénitentiaire soucieux de protéger les droits de l'homme.
* Cette préoccupation importe tout particulièrement
pour la correspondance entre les prisonniers et leurs représentants légaux.
Les prisonniers doivent pouvoir communiquer de façon confidentielle par lettre avec leurs conseillers juridiques.
Hormis un petit groupe de prisonniers soumis à un régime très stricte de sécurité, la lecture ou la censure du courrier n'est guère nécessaire.
IL convient parfois d'ouvrir le courrier reçu - en présence des prisonniers - pour s'assurer qu'il ne contient aucun objet interdit.
En dépit du coup relativement modique du papier et de l'affranchissement, nombre de prisonniers n'ont peut-être pas les moyens d'effectuer cette dépense. IL peut donc s'avérer nécessaire de leur fournir de quoi écrire et d'affranchir leurs lettres aux frais de la collectivité.
* Les prisonniers doivent être autorisés à conserver un nombre raisonnable de photos de famille.
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