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25/06/2025
ET SI SA’A REPARTAIT DU BON PIED ?
Je m’adresse à vous aujourd’hui non pas en tant que responsable d’association, mais comme un fils de cette terre. Un frère. Un voisin. Un ami. Un cœur meurtri par les événements récents qui déchirent silencieusement notre ville de Sa’a.
Il y a quelques jours, un drame insoutenable s’est produit à Ondondo : un homme a perdu la vie, tué à coups de machette… par son propre frère. Une querelle ordinaire, dit-on, qui s’est terminée dans l’horreur. Comme si la vie humaine n’avait plus de poids, même entre membres d’une même famille.
Et ce n’est pas un cas isolé. Quelques temps plus tôt, notre communauté a été secouée par une autre tragédie : une jeune fille, brûlée vive par celui qu’elle aimait. Un amour devenu cauchemar. Une vie pleine de promesses, arrachée dans la violence. J’ai une pensée émue pour sa famille, qui l’a accompagné vers sa dernière demeure ce week-end.
Ces faits nous révèlent une réalité implacable : notre ville est malade. Malade de violences banalisées. Malade d’une jeunesse livrée à elle-même. Malade de notre indifférence collective.
Je tiens à saluer l’engagement du préfet de la Lékié, du sous-préfet de Sa’a, ainsi que des forces de sécurité — police et gendarmerie — qui ont su agir rapidement pour ramener le calme. Mais disons-le sans détour : on ne pourra jamais poster un gendarme devant chaque maison. La réponse doit venir de nous aussi.
Fils et filles de Sa’a, il est temps de prendre nos responsabilités. De nous parler. De nous écouter. De reconstruire les ponts entre les générations. Il est urgent que les aînés s’unissent — au-delà des querelles de positionnement — pour tendre la main à cette jeunesse en perte de repères. Ensemble, engageons le combat contre la drogue, l’alcool, la violence, l’incivisme… Ensemble, faisons renaître la culture du respect, de la dignité et de l’appartenance.
C’est dans cet esprit qu’a été lancée, dimanche 22 juin, la Super Coupe Paul BIYA au stade de la prison principale de Sa’a. Une compétition sportive, mais surtout un prétexte pour engager un dialogue sincère avec nos jeunes. En présence des autorités locales, du président national de l’OJRDPC Auguste Essomba, et de plusieurs chefs traditionnels dont Sa Majesté Essoa Etoga, nous avons échangé, sans langue de bois. Pour comprendre. Pour dire nos peurs. Pour rallumer la flamme de l’espoir. Pour reconstruire un pacte moral.
Ce tournoi a aussi été l’occasion d’un geste symbolique fort : une contribution d’1 million de FCFA pour encourager l’initiative d’Auguste Essomba, président national de l’OJRDPC, d’un fils de la Lékié, dans son projet de collecter 30 millions de FCFA auprès de la jeunesse croyant aux idéaux que représente Paul Biya. Nous l’avons fait non par simple militantisme, mais pour exprimer notre adhésion aux valeurs du travail, du mérite, de l’élévation. De fils de catéchiste à chef de l’État, son parcours reste une source d’inspiration. C’est par les actes qu’on montre son engagement.
Enfin, nous avons offert aux jeunes des plants de cacaoyers. Car l’agriculture peut être une voie de noblesse et de réussite. Il est temps de briser le mythe de la fonction publique comme unique horizon. Il est temps d’investir dans nos propres ressources, humaines et naturelles.
Ce que nous avons fait ce jour-là, c’est semer une graine. Une graine d’espoir. Une graine de conscience. Une graine d’un nouveau contrat social entre les générations de Sa’a.
Car nous ne devons pas nous habituer à l’horreur. Nous ne pouvons pas accepter que la violence devienne la norme. Le moment est venu de nous lever, ensemble.
Sa’a mérite mieux. Nous méritons mieux.
Serge Ndzana Essala
Président de l’Association Dynamique Citoyenne pour le Développement de Sa’a.
06/06/2025
Jean Marie Abouna Maire de Yaoundé 1er, souhaite bonne fête de la Tabaski à la Communauté Musulmane du Cameroun.
"Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Chers frères et sœurs de la grande et digne communauté musulmane du Cameroun, en particulier à Yaoundé Ier,
À l’occasion de la sacrée fête de la Tabaski, je vous adresse mes vœux les plus chaleureux. Que cette célébration, symbole de foi, de partage et de dévotion, soit illuminée par la bénédiction divine. Qu’Allah, dans Son infinie Miséricorde, vous accorde paix, fraternité et prospérité, au sein d’un Cameroun uni où toutes les religions coexistent dans le respect mutuel et la tolérance.
Ensemble, célébrons la richesse de notre interculturalité, cette force qui fait de notre nation un havre de diversité et d’harmonie. Que cette fête renforce les liens qui nous unissent et inspire l’amour du prochain . Je vous souhaite :
Allah accu moƴƴude e ndimaaguJama ni, aïd mubarak
En ma qualité de Djakada du l’Amidat de Tibati, je prie pour qu’Allah pose Son regard bienveillant sur chacun de vous, qu’Il guide vos pas et bénisse vos foyers. Que vos sacrifices soient acceptés et vos cœurs emplis de sérénité.
Bonne fête de la Tabaski à tous
Que l’unité et la grâce divine accompagnent le Cameroun.
Avec respect et fraternité,
Djakada"
31/05/2025
Qui peut reconnaître cette place de Yaoundé ?
NB : Le pont n’existe plus de nos jours.
30/05/2025
LES PETITES HISTOIRES DU MFOUNDI, EP1:
Mvog-Betsi, les rois discrets de Yaoundé !
Avant d’être un quartier où on galère avec les embouteillages, où on chill au zoo, Mvog-Betsi, c’est d’abord une grande famille. Une très grande. Genre, t’arrives à une réunion de famille, il te faut un badge pour t’y retrouver. 😅
Les Mvog-Betsi, ce sont des descendants de la grande dynastie Mvog Tsoung Mballa (oui, mets du respect sur le nom). Dans cette méga-famille Ewondo de Yaoundé, on retrouve d’autres clans aussi costauds que célèbres : les Mvog-Ada, Mvog Atemengue, Mvog Effa, Mvog Ntigui, Mvog Owotsgo… bref, une vraie story à la "Game of Thrones", version 237 🇨🇲.
Base principale ? Yaoundé, bien évidemment. La capitale est littéralement leur terrain de jeu ancestral. Ils sont présents du Lac Central à Messa, de Mokolo à Cité Verte, en passant par Elig-Effa, Tsinga, Melen, Madagascar, Nkomkana, Mbankolo… Si tu vis à Yaoundé, t’as forcément déjà marché sur une terre bénie par les Mvog.
Mais concentrons-nous sur le quartier qu’on appelle aujourd’hui Mvog-Betsi, situé dans l’arrondissement de Yaoundé VI (département du Mfoundi, région du Centre, pour les intellos qui aiment les détails administratifs 😄).
Ce quartier a changé de nom comme une star qui change de look :
D’abord, on l’appelait Nkolka, ce qui signifie “la colline des bœufs” (eh oui, avant les taxis et les snacks, c’était full élevage ici).
Puis ce fut Mvog-Betsid, soit “la contrée des animaux”. Pourquoi ? Parce qu’entre 1925 et 1930, on y installe une ferme avicole (coucou les poulets) et une station d’élevage. Déjà à l’époque, on savait bien manger hein ! 😋
Et en 1951, bim ! On y construit ce que tout enfant de Yaoundé connaît : le Parc zoo-botanique de Mvog-Betsi. Un spot culte où des générations entières ont vu leurs premiers singes, lions… et selfies ratés avec les paons.
Moral de l’histoire : Mvog-Betsi, c’est pas juste un coin de ville, c’est un monument vivant. Une terre d’héritage, de culture, d’animaux… et de souvenirs d’enfance.
Alors la prochaine fois que tu passes par là, rappelle-toi : t’es sur le territoire des ancêtres boss du coin.
NB : Abonnez-vous à la page pour nous encourager à poursuivre notre série sur les Petites histoires du Mfoundi.
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05/06/2024
ONGOLA, MBEMBE KIRI
BONJOUR YAOUNDÉ.
04/06/2024
Bonsoir Yaoundé.
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