Compassion
COMPASSION, une association à but non lucratif apolitique d'actions sociales et humanitaires.
29/06/2026
Pourquoi le su***de reste-t-il tabou au Cameroun ?
Au Cameroun, beaucoup de personnes ont encore du mal à parler du su***de, même lorsque les cas de personnes qui meurent par su***de semblent devenir plus visibles.
Ce silence s’explique par plusieurs réalités : la honte familiale, la peur du jugement, les croyances spirituelles, la stigmatisation de la souffrance psychologique et l’idée fausse selon laquelle parler du su***de pourrait l’encourager.
Dans de nombreuses familles, une personne en détresse entend encore :
« Sois fort. »
« Prie davantage. »
« D’autres souffrent plus que toi. »
« Arrête de penser à cela. »
Mais une personne qui pense à mourir n’a pas d’abord besoin d’un sermon, d’une accusation ou d’une comparaison. Elle a besoin d’être écoutée, crue, sécurisée et accompagnée.
La souffrance psychologique n’est ni une faiblesse morale, ni nécessairement un manque de foi. Une personne peut aimer Dieu, être engagée, sourire en public et pourtant vivre un profond désespoir.
Le plus grand danger n’est pas de poser la question :
« Penses-tu au su***de ? »
Le plus grand danger est de voir les signes, d’entendre les appels au secours et de garder le silence par peur ou par ignorance.
En tant qu’agents de prévention, notre mission est de transformer la culture du secret en culture de l’écoute. Nous devons apprendre aux familles, aux Églises, aux écoles et aux communautés que parler du su***de avec responsabilité peut sauver une vie.
Nous devons rappeler que :
Parler n’encourage pas le su***de. Parler ouvre une porte vers l’aide.
Écouter sans juger peut redonner de l’espoir.
Orienter vers une aide professionnelle peut empêcher une personne de mourir par su***de.
Ne nous contentons pas de commenter les drames après qu’ils se sont produits.
Créons des espaces où chacun peut dire :
« Je souffre. »
« Je n’en peux plus. »
« J’ai besoin d’aide. »
Et entendre en retour :
« Tu n’es pas seul. Ta vie compte. Nous allons chercher de l’aide avec toi. »
Brisons le silence avant que le silence ne brise une vie.
Face au fléau de la drogue, Compassion mobilise la jeunesse scolaire d’Ekali
La lutte contre la drogue chez les jeunes s’intensifie. En phase avec les priorités sectorielles du Ministère de la Santé Publique du Cameroun en matière de promotion de la santé, de prévention des conduites addictives, de sensibilisation en milieu scolaire et de santé mentale, l’association Compassion a organisé jeudi une campagne de sensibilisation au CETIC d’Ekali.
Près de 300 élèves ont pris part à cette rencontre, destinée à les alerter sur les dangers des substances psychoactives, à renforcer leur conscience des enjeux de santé mentale et à promouvoir des comportements responsables. Isaac Dimaïssou, reporter à la CRTVweb a assisté. Voici son reportage.
11/03/2026
Protéger l’esprit, préserver l’avenir : sensibilisation des jeunes au Collège Les Pharaons
L’avenir d’une nation se joue aussi dans la capacité de sa jeunesse à protéger sa santé mentale et à résister aux pièges des addictions. C’est dans cet esprit qu’un atelier de sensibilisation sur la santé mentale et la prévention de la consommation de drogues s’est tenu au Collège Les Pharaons, autour du thème : « Protéger ma tête, c’est protéger mon avenir ».
Organisée par l’association Compassion, cette rencontre a réuni près de 200 élèves et quatre membres de l’administration, dans un échange interactif visant à aider les jeunes à comprendre les dangers des substances psychoactives et leurs effets sur le cerveau, le comportement et l’avenir.
La session a été animée par Dr Ngwenael Nyambi, médecin, et Angèle Zebazé, psychologue, tous deux formateurs certifiés en prévention du su***de par le programme américain Soul Shop Afrique, entériné par la American Foundation for Su***de Prevention. Les échanges ont notamment révélé un niveau d’exposition précoce aux drogues dès les classes de 6e et de 5e, soulignant l’importance d’une prévention précoce.
Lorsque les conséquences neurologiques et psychologiques des drogues ont été expliquées, un silence attentif a envahi la salle — signe d’une prise de conscience réelle.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte préoccupant : au Cameroun, près d’un adolescent sur quatre serait exposé à une substance psychoactive avant l’âge de 15 ans, d’où l’urgence de multiplier les actions de prévention dans les établissements scolaires.
Info line / renseignements :
📞 +237 676 649 867
📞 +237 697 519 467
📞 +237 695 715 536
Une jeunesse informée est une jeunesse protégée. Ensemble, agissons pour préserver la vie, la santé mentale et l’avenir des jeunes.
Retour de terrain — Dr Gwenaël Nyambi, Médecin Thérapeute
Ce jour, j’ai eu l’opportunité de conduire un atelier de sensibilisation sur la consommation de drogue au Collège Privé Laïc Les Pharaons, dans le cadre d’une activité portée par l’Association Compassion et mise en œuvre par son équipe de terrain.
La session, structurée autour d’une approche participative et pédagogique, a permis d’aborder les mécanismes des addictions, les facteurs de risque chez les adolescents, ainsi que les stratégies de prévention et d’orientation vers des ressources d’accompagnement. Les échanges ont été francs, interactifs et marqués par une réelle implication des élèves, favorisée par des exemples pratiques et contextualisés.
Cette intervention confirme l’importance d’une présence proactive auprès des jeunes, à travers des actions de prévention ancrées dans la réalité du terrain.
Vous aussi, vous pouvez consacrer une part de votre temps pour œuvrer aux côtés de l’Association Compassion, en tant que bénévole, dans nos projets d’accompagnement et de sensibilisation auprès des populations. Chaque engagement compte.
C’est un honneur de servir. 🙏🏾
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