Elsa Cheping
Poursuivre ses études à l’étranger
18/03/2026
J'ai récemment assisté, en tant que , à une réunion de au sein d’une (dont je ne peux pas partager le nom en raison des obligations de confidentialité qui s’imposent).
Deux heures à débattre de la meilleure façon de « regagner la confiance du public ». Et à aucun moment, quelqu’un n'a prononcé le mot « changer ». Personne n’a demandé « qu’est qu’on est prêts à changer ? »
À un moment, quelqu'un a proposé qu’il fallait « plus de transparence dans les rapports annuels ». Une réponse logique, oui, si le problème était un déficit d’information. Mais ce n’est généralement pas de cela que naît la défiance.
Produire un document de plus, mieux mis en page et enrichi d’infographies, ne constitue pas une transformation. Cela rend simplement votre discours plus présentable.
Il faut savoir que la défiance envers votre organisation ne vient pas d'un déficit de communication. Elle vient surtout d'un excès de communication sur un déficit d'action.
Les gens ne sont pas dupes. Ils ont lu vos rapports. Ils ont vu vos campagnes. Et ils ont aussi vu ce qui se passait derrière (les scandales étouffés, les bénéficiaires consultés après que les décisions étaient prises, ou encore les bailleurs servis avant les communautés). Ils ont vu et ils ont fait le calcul. Et ils ont décidé de ne plus croire. De ne plus vous croire.
Ce que j'ai appris depuis, et que je veux partager avec vous c’est que la peut faire un travail extraordinaire : rendre un changement lisible, ancré, humain et crédible. Mais seulement si ce changement existe vraiment. Utilisée seule, sans transformation des pratiques, elle ne reconstruit pas la confiance. Elle accélère juste son effondrement.
👉🏾 Identifier ce qui doit réellement changer, et accompagner les équipes pour que les actions soient cohérentes avec le discours : c’est l’un des principes que je m’efforce de poser dès le début de chaque mission portant sur la défiance.
Parfois, c’est très inconfortable et ça bouscule vos certitudes. Mais c’est uniquement à ce prix que votre communication devient un levier de transformation.
01/12/2025
𝐎𝐧 𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐫𝐢𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐭𝐢𝐫𝐚𝐧𝐭, 𝐮𝐧 𝐚̀ 𝐮𝐧, 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐫𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬.
Ce que les révèlent n’est pas nouveau. C’est seulement que, parfois, un miroir suffisamment puissant — comme celui du Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa — vous force à regarder ce que vous préfériez contourner.
Un miroir de nos éducations sélectives, de nos silences familiaux, de nos tabous transmis avec la même assiduité que nos héritages. Un miroir de nos « 𝐜̧𝐚 𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 », qui deviennent, tôt ou t**d, des « 𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯𝐞́ ».
Soyons honnêtes envers nous-mêmes, les ne persistent pas parce que les agresseurs sont puissants. Elles persistent parce que les sociétés sont complaisantes.
𝐏𝐚𝐫 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 : On dit que les victimes ne parlent pas. Quelle surprise. Dans un environnement où parler coûte plus cher que souffrir, quel être humain normalement constitué choisirait l’option la plus dangereuse ?
On aime croire que la honte colle à la peau des victimes. C’est faux. La honte n’a jamais collé qu’aux silences collectifs qui la fabriquent.
Et dans le numérique, c’est encore plus flagrant : là où il suffisait jadis d’une pièce fermée, il suffit désormais d’un clic. Le même rapport de force, mais avec une amplification algorithmique. Le numérique donne souvent l’illusion que tout est permis, jusqu’au jour où quelqu’un franchit une (clin d’œil à la campagne annuelle de Son Empreinte contre le ) et réalise que la technologie n’oublie jamais ce que l’humain aurait dû retenir : la dignité.
Ce qui m’a le plus frappée lors de ce café thématique, au delà des statistiques, et des témoignages, c’est cette évidence psychologique que tout le monde connaît et que personne n’ose dire : 𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐞. Et un instinct de survie n’est pas un aveu de culpabilité.
Les violences perdurent parce que nos structures familiales, éducatives, sociales et numériques sont parfaitement calibrées pour les laisser prospérer. Avec un niveau d’efficacité qui ferait rougir une start-up bien financée.
𝐓𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́, 𝐥’𝐚𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐧’𝐚𝐮𝐫𝐚 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐚̀ 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐮 𝐭𝐨𝐮𝐭. Et au fond, tout revient à cette phrase — la seule, peut-être, qui mérite d’être répétée : tant que parler expose davantage que se taire, les victimes se tairont. Et nous serons TOUTES & TOUS responsables.
22/11/2025
C’est officiel : AfricTivistes Citizen Lab Cameroun est lancé 🔥
Conçu et géré par Africtivistes et propulsé par la Digital Democracy Initiative, AfricTivistes CitizenLab Cameroun est un hub d’innovation citoyenne qui ambitionne de promouvoir et de faciliter la participation citoyenne des jeunes.
Les trois piliers qui vont structurer nos activités :
✅Plaidoyer citoyen
✅Éducation citoyenne
✅Création de contenus
Tout ça passe par des actions très concrètes : sensibilisation, renforcement des capacités des jeunes, promotion de la citoyenneté numérique, défense des droits civiques à l’ère du digital… bref, tout ce qui permet à chaque jeune de devenir un véritable acteur du changement.
🤩 On démarre une aventure qui s’annonce riche. Riche en apprentissages, en action et en évolution.
📌 Vous souhaitez en savoir plus sur nos ambitions, nos engagements ou nos premières initiatives ?
👉 Lisez l’article complet de présentation du hub ici : https://citizenlabcameroun.org
——
Pour AfricTivistes Citizen Lab Cameroun, la voix de chaque citoyen du « Mboa » compte🇨🇲.
Youth Democracy Cohort
,
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Type
Contacter la personnalité publique
Téléphone
Adresse
Emana
Yaoundé
BP:848
Heures d'ouverture
| Lundi | 08:00 - 17:30 |
| Mardi | 08:00 - 17:30 |
| Mercredi | 08:00 - 17:30 |
| Jeudi | 08:00 - 17:30 |
| Vendredi | 08:00 - 17:00 |