En 2017, EDIS s’est installé dans l’ancien Grenier à sel, désormais appelé L’ARDENOME (qui est l'acronyme de l'Art des Nouveaux Média).
Dans ce lieu culturel pluridisciplinaire et d’expression transversale, EDIS exprime sa volonté de soutenir et de promouvoir des pratiques artistiques faisant appel aux nouvelles technologies dans leur processus de réalisation, support de création ou sujet de réflexion.
L’ARDENOME participe des Humanités numériques, domaine de recherche, d’enseignement et d’ingénierie au croisement de l’informatique, des arts, des lettres et des sciences (fondamentales, humaines et sociales). Les humanités numériques s’enracinent souvent d’une façon explicite dans un mouvement en faveur de la diffusion, du partage et de la valorisation du savoir.
Au programme de L'ARDENOME : des expositions, des performances, des live, des conférences-débats, des résidences, des ateliers…
L'ANCIEN GRENIER À SEL
Situé à proximité immédiate du Palais des Papes et du Pont d'Avignon, le long des remparts de la ville, l’ancien Grenier à sel d’Avignon a connu plusieurs vies, sans jamais disparaître. C’est l'un des plus anciens bâtiments de la ville dont l’origine remonte à 1363 sous la forme d’un premier bâtiment de stockage du sel construit au même emplacement. Plusieurs fois démoli et rebâti, le dernier remaniement est l’œuvre de l’architecte Jean-Ange Brun en 1758 qui signa quelques années auparavant la Chapelle de l’Oratoire à Avignon.
À l’instar de nombreux Greniers à sel en France, ce bâtiment fut vendu après la révolution comme bien national à des particuliers. Classé monument historique en 1984, il fait l’objet en 1989 d’une restauration par l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui reçoit à cette occasion le Prix “Europa Nostra”, distinguant une des opérations de conservation du patrimoine européen les plus remarquables.
Lieu hautement symbolique, le Grenier à sel nous rappelle l’importance du sel dans la vie économique de la cité. Denrée vitale jusqu'au XIXème siècle, il faisait l’objet depuis le Moyen-Âge d'un monopole royal. Les villes tiraient d’importants revenus de son commerce et le Roi, sous l’Ancien régime, prélevait ses richesses en se servant directement sur la production du pays. Le Grenier à sel servait donc à entreposer du sel pour qu'y soit prélevée la gabelle, un impôt aboli juste après la Révolution française en 1790 mais définitivement supprimé en 1945.