« Volte » est une adaptation de la « Zone du Dehors » d'Alain Damasio. C'est un spectacle ambitieux qui rassemble théâtre, danse, musique live et vidéomapping.
Je Pars à Zart est une compagnie montpelliéraine composée, pour l’essentiel, d’anciens élèves du Conservatoire d’Art Dramatique à Rayonnement Régional de Montpellier. Considérée par certains médias locaux (La Gazette, Midi Libre, Divergence) comme la relève culturelle montpelliéraine, l’association est riche d’un vivier de metteurs en scène, de comédiens mais aussi d’artistes plasticiens, de graphistes et d’animateurs culturels.
Nous sommes deux metteurs en scène à porter le projet « Volte » depuis plusieurs années. Ce spectacle rassemble un large collectif d’artistes professionnels de la région Occitanie (musiciens, comédiens, danseurs, scénographes).
Il y a urgence à créer ce spectacle. L’actualité française et internationale est en écho frappant avec les thèmes abordés par la pièce. Le recul des libertés individuelles au travers de la surveillance généralisée, du big data, les révoltes populaires... Il est temps.
Pourquoi Volte ?
« Volte » explore une dystopie qui pose la question « Comment, pourquoi, contre quoi se révolter aujourd’hui ? ». Cerclon et son système idéal interroge nos « démocraties » occidentales, nos normes.
Nous avons voulu porter ces questions sur scène, parce que ce texte appelle à l’action, à la création. Il nous a donné envie.
Alain Damasio aborde dans son texte quantité de thèmes qui résonnent avec l’actualité de façon flagrante. Il porte un regard sur le contrôle et le pouvoir en démocratie, sur la liberté de l’individu. Par le prisme de la fiction, nous voulons créer un spectacle en lien avec le monde « réel ».
« Volte » veut mettre en relief l’avachissement des corps dans la facilité. Le techno-cocon qui ramollit les consciences. Nous voulons mettre l’accent sur la lutte de la vitalité contre la norme. Nous voulons un spectacle vivant.
« Vagabonder, bondir, vagabondir pour exister »
Remettre en question de ce qui parait légitime nous semble pertinent. La démocratie est devenue le but naturel à atteindre pour toute société dite civilisée.
« Volte » ébranle une pensée uniforme et révèle les points de sécurité, de contrôle dans nos sociétés modernes. Le spectacle emmène chacun à trouver sa part de responsabilité dans ces phénomènes.
Nous trouvons essentiel de pointer du doigt l’omniprésence des médias et la « télécratie » qu’ils imposent. Nous remettons en question avec « Volte » la place du téléspectateur, à la fois responsable et victime de la publicité et de la désinformation. Ici les voltés refusent l’abrutissement collectif. Leur volution ouvre le champ des possibles.
Nous cherchons à mettre en exergue la difficulté, aujourd’hui, à se réaliser, à faire sa trace.
Où sont nos espaces de liberté ? Sommes-nous libres de devenir autre chose qu’une voiture neuve, une nouvelle maison ou le dernier Smart Phone ?
« …ne soyez rien, devenez sans cesse. »
Comme une fable, notre conte post-apocalyptique s’aventure sur les chemins de la philosophie, du concept. C’est avant tout une histoire que nous voulons raconter, où la fiction rend palpitantes les réflexions que porte le texte.
C’est un spectacle qui se veut être un vent libéré, un spectacle-lame qui fend, crée des failles… «Volte » n’est pas un spectacle à consommer mais à prendre de plein fouet.