SpaceAble
SpaceAble provides LEO markets’ participants with the Critical Space Data missing today to enhance Sp
10/02/2022
Perte de 40 satellites : SpaceAble aurait pu aider SpaceX dans ses prises de décision
Coup dur pour SpaceX. L’entreprise américaine, qui avait envoyé 49 satellites de sa constellation Starlink en orbite le 3 février dernier, vient d’annoncer que 40 d’entre eux (dont 4 officiellement retombés) ont été perdus suite à une tempête géomagnétique. Celle-ci aurait mené à une augmentation de la densité de l’atmosphère empêchant la mise à poste des satellites.
Cette très grosse perte, qui se chiffre à environ 100 millions de dollars pour l’entreprise d’Elon Musk selon le New York Times, met en lumière l’importance de prendre en compte les phénomènes liés à la météorologie de l’espace (Space Weather, ou SWE) lors des opérations en orbite basse (Low Earth Orbit, ou LEO).
C’est justement l’objectif principal de l’outil ISSAN (International Space Situational Awareness Network) que développe SpaceAble : une plateforme en ligne sécurisée qui regroupe un ensemble de données scientifiques pour analyser l’environnement en LEO. Elle se veut ergonomique et orientée différemment en fonction des besoins des utilisateurs potentiels (opérateurs, assureurs, etc.), experts ou non du domaine. Le but : prévenir les risques et mieux les comprendre, aider aux décisions opérationnelles et proposer des solutions, le tout pour préserver durablement l’environnement spatial.
La perte des satellites Starlink est un indicateur alarmant en ce qui concerne la gestion de l’orbite basse : des satellites certes moins chers mais plus fragiles, et de plus en plus nombreux. L’explosion de la quantité de satellites en orbite basse ne s’accompagne malheureusement pas d’une meilleure résistance à l’activité solaire alors même que celle-ci s’apprête à connaître un pic d’activité en 2025. On peut s’attendre à des évènements dommageables de plus en plus fréquents et de plus en plus violents.
Dans ce contexte, la pertinence d’ISSAN réside dans sa capacité à exploiter conjointement l’ensemble des données relatives à l’environnement naturel (SWE) et artificiel (“trafic spatial”). La modification de trajectoire des satellites de SpaceX, comme conséquence de l’activité solaire, prouve la nécessité de prendre en compte ces deux aspects.
Une plateforme comme ISSAN permettra à l’avenir de mieux planifier les lancements de satellites pour éviter des événements comme celui de ce 3 février. Par chance, les conséquences ne seront ici que financières pour l’entreprise puisque le freinage atmosphérique amènera les satellites à se consumer rapidement dans l’atmosphère.
Les avantages d’un service comme la plateforme ISSAN servent aussi bien les opérateurs que les assureurs et c’est pourquoi SpaceAble est en partenariat avec AXA XL. Les travaux associés et les échanges d’informations permettent à l’assureur de mieux évaluer les risques (du lancement à la fin de vie du satellite) et permettent à SpaceAble de mieux comprendre les besoins et de cibler ses services.
En d’autres termes, la solution ISSAN offre une meilleure sécurité des opérations spatiales, dans un souci de préservation de l’environnement en orbite basse.
13/01/2022
C’est le jour J pour ThingSat ! Il doit partir à 16h25 (heure de Paris) à bord d’une Falcon 9 qui décollera depuis le site de Cap Canaveral, en Floride. Une étape cruciale pour ce projet étudiant qui n’a pas été de tout repos, pandémie oblige. Mais malgré des retards de livraison de composants dus à la pandémie, les délais de fabrication ont été respectés et ThingSat se trouve encore pour quelques heures dans la coiffe du lanceur de SpaceX.
Deuxième nano-satellite conçu au Centre Spatial Universitaire de Grenoble (CSUG) après AMICALSat dédié à l’étude des aurores boréales (en orbite depuis 2020), ce nouveau projet a un objectif très différent : « Il va tester le protocole de communication LoRa, une technologie peu énergivore qui peut opérer à très longue distance dans le cadre de l'internet des objets », explique Imane El Khantouti, cheffe du projet ThingSat au CSUG.
Cette technologie peu connue du grand public est en effet au cœur de la mission de ThingSat : « Le protocole LoRa est un réseau avec comme spécificité des objets connectés à très bas coûts. Exemple : un capteur sur chaque place de parking qui envoie l'information place libre/occupée, à un serveur », détaille Thierry Ollivier, responsable du Logiciel Embarqué chez SpaceAble. « Le LoRa est largement implémenté dans le monde entier, mais surtout avec des antennes terrestres. L'intérêt principal de ThingSat est de prouver la faisabilité de communications LoRa depuis l'espace, donc sur des distances de plus de 500 km. » En effet, ThingSat testera cette technologie depuis une altitude de 520 km.
Ce protocole de communication présente des intérêts à la fois scientifiques et commerciaux : des capteurs peuvent envoyer des données difficiles d'accès sans infrastructures coûteuses et complexes, de presque n'importe où sur la planète. « ThingSat est un projet financé par plusieurs entreprises, dont SpaceAble », complète Thierry Ollivier, qui a encadré une étudiante s’occupant du logiciel embarqué et a participé aux revues de conception des cartes électroniques. « Chaque entreprise a un besoin d'utilisation particulier, le nôtre est la communication entre satellites ».
Si ThingSat est conçu pour ne communiquer qu’avec la Terre, il ne volera pas seul : il est une charge utile invitée à bord du nano-satellite partagé STORK-1 de la start-up polonaise SatRevolution. Il s’activera une fois arrivé sur la bonne orbite pour commencer sa mission qui doit durer au minimum six mois.
« C'est mon tout premier projet spatial en plus d’être mon projet de fin d'étude qui m'a permis d'obtenir mon diplôme d'ingénieur », précise Imane El Khantouti. « Travailler dans le spatial était mon rêve de petite fille, je suis très fière d'en être arrivée là. J'ai hâte de le voir se lancer, se déployer et savoir que le fonctionnement du nano-satellite est optimal ! »
SpaceAble souhaite un lancement nominal aux universités, instituts et entreprises partenaires de ce projet, ainsi qu’une longue vie à ThingSat !
28/12/2021
Le 1er juillet dernier, la CSS (Chinese Space Station) a dû effectuer une manoeuvre d'évitement "afin d’empêcher une collision potentielle" avec le satellite Starlink-1095.
Le 21 octobre, une autre manoeuvre a dû être effectuée "afin de garantir la sécurité et la vie des astronautes en orbite" à cause d'un risque de collision avec un autre satellite de la constellation d'Elon Musk : le satellite Starlink-2305.
Début décembre, la Chine s'en est ouvert auprès de l'ONU. Une note a été publiée pour demander aux acteurs spatiaux de bien vouloir respecter le Traité de l'espace (datant de 1967) qu'ils ont ratifié.
Le document officiel : https://lnkd.in/ghEtfPEA
https://lnkd.in/gkRXHsPF
Tensions dans l’espace entre Elon Musk et la Chine La station spatiale chinoise aurait dû être déviée deux fois cette année pour éviter d’être percutée par des satellites de la société SpaceX
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