Fondation Archambault
La Fondation Archambault, a pour projet d'apporter une aide financière pour soutenir des projets caritatifs en France et dans le Monde .
13/12/2025
Mission de novembre à Ankevo : en raison des troubles politiques (qui semblent désormais stabilisés), seuls Patrick Deguette et Michel Lohisse ont pu se rendre sur place. Ils sont revenus avec une foule d’idées et d’images. Voici le film (7 min) sur la construction de la nouvelle école en dur à Ankevo. La FA est à l’origine de toutes les contributions au projet Pirogues et Baobabs.
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06/12/2025
"Vivons comme des gens sûrs que le soleil se lèvera demain. C'est peut-être ainsi que nous ferons lever le soleil ?"
PA, 1932
Michel lohisse revient d'une dernière Mission en Ménabé pour Pirogues&Baobabs, avec le plein d'images.
Ici la carte postale des Jeunes Pousses d'Ankevo.
D'autres à suivre...
01/06/2025
Deux photos de groupe prises au même endroit à 80 ans d'intervalle : devant les fenêtres de la façade du Cormier, l’une lors de la cousinade Colette & Henri le 29 mai 2025, l’autre à l’été 1946. Cinq “Henri” figurent sur les deux photos : saurez-vous les reconnaître ?
10/05/2025
Une lettre de 1951 de Marie-Thérèse Archambault alias Pauline le Cormier à Colette A après la mort de son mari Paul A.
Merci Chantal et Béatrice pour cette archive et sa transcription.
"Enghien, 15 boulevard Cotte 10.11.51
Il faut vraiment que plus que jamais, ici, entre cette petite réunion de famille et le thermal, je vive le temps intemporel pour parler Peguy pour être restée si longtemps sans vous écrire, mes chers enfants. Mais vraiment. Je ne sais pas si c’est le mois dernier ou hier que j’étais près de vous à Bordeaux, choyée par vous et si heureuse de faire la connaisance de tout ce qu’a de bon et d’agréable votre vie là bas.
Je ne sais pas si c’est le mois dernier ou hier qu’Henri accomplissait le grand voyage de St Jean de Braye et votre lettre ma chère Colette, je ne sais pas si elle est du 22 novembre ou d’hier.
Ce que je sais bien, par contre, c’est qu’elle restera de celle qu’on n’oublie pas. Elle m’a trop émue, elle m’est trop allée au cœur.
Non pas parce que vous me félicitez d’un courage que je ne possède pas. Je n’en ai plus besoin, c’est comme si tout se faisait sans moi. Dès la première nuit au petit salon de Neuilly, près de ce lit, j’ai compris qu’il fallait tout continuer comme avant, tout reprendre. Ou plutôt, ne pas s’arrêter. C’est comme un testament que j'ai reçu là, je vous laisse ma gaité, ma joie toujours jaillissante, je vous laisse mon optimisme, mon ardeur à vivre. Et depuis, tout est facile. Je ne songe jamais ou à peu près jamais à ce que j’ai perdu, mais constamment à ce que j’ai eu et ce que j’ai encore. C’est vraiment l’abolition du temps -pas seulement pour le re**rd dans ma correspondance- tout étant en quelque sorte, [tiré] dans un présent continuel. Sans doute, l’âge aide-t-il à ces impressions : on ne peut pas voir ainsi sa vie en raccourci sur un seul plan quand on a vingt ou trente ans et qu’elle n’est pas encore écoulée. Mais pour ce qui est de ne pas nous laisser arrêter dans le mouvement en avant par des regrets douloureux, je crois que nous devons tous essayer à Miart comme ailleurs.
Que je voudrai pouvoir revenir sur tout cela avec vous, longuement, dans un bon tête-à-tête.
Revenir aussi sur la seconde partie de votre lettre que je comprends moins bien et qui me fait un peu souci car je crois discerner qu’il s’agit d’une peine que vous portez. N’y a -t-il aucun espoir de vous voir bientôt ? Henri m’a dit que, vraiment, vous ne pensiez pas bouger aux fêtes de fin d’année. Les enfants seulement allant chez Malie. Est-ce absolument sur ?"
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