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Pour être + performant, il faut s'entraîner toujours + et toujours mieux
Les Jeux "paralympiques" ?
Encore faut-il, pour reconnaître « ce qui sauve », savoir garder les yeux ouverts
Les Jeux olympiques seraient les Jeux de l’inclusion ? Bien sûr que non.
Point d’inclusion pas plus que d’égalité aux Jeux olympiques. Ils sont avant tout le royaume de quelques privilégiés à qui on donne tout, pour qu’ils en aient encore plus.
Ne peuvent y « jouer » que ceux qui ont une tête, un buste, deux jambes, deux pieds, deux bras, deux mains, des yeux qui voient, des oreilles qui écoutent. Mais cela ne suffit pas : il faut aussi être soit un homme, soit une femme, selon des normes définies par des hommes et longtemps vérifiées par des hommes. Tous les athlètes ne sont pas contrôlés ! Que non ! Ne sont contrôlées que les femmes !
Les Jeux olympiques seraient les Jeux de l’inclusion ? Oh que non.
Ceux qui ont regardé les finales du 100 m hommes et du 100 m femmes ont dû être désagréablement surpris de mesurer la différence d’animation dans le stade. Les hommes ont été considérés comme des dieux. Les femmes comme des mortelles.
Les Jeux olympiques seraient les Jeux de l’inclusion ? Encore non.
Ne sont loués et vénéré que les gagnants d’une compétition qui consiste à faire mieux que l’autre. Les « perdants » sont oubliés, abandonnés, découragés, seuls. Si j’ai mis des guillemets, c’est que les « perdants » ont gagné, et bien plus qu’ils ne s’en rendent compte. L’échec rectifié devient, pour l’athlète, le seul moyen d’apprendre, le seul chemin pour découvrir sa vérité, la route vers un état futur plus profitable. Un athlète qui ne rencontre pas de problème, qui ne se heurte pas à l’échec, ne trouvera jamais rien.
Le paradoxe extraordinaire ? Mais en est-il réellement un ?
C’est que ce sont ceux qui n’ont pas tout (selon les normes sociétales en vigueur) qui sont capables de faire plus. Plus que ceux qui ont beaucoup.
L’exploit ? Ces athlètes arrivent à faire plus avec moins !
Moins de considération, car c’est bien plus souvent de la pitié qu’ils voient dans les yeux.
Moins de moyens matériels, car moins de médiatisation, donc moins d’argent.
En revanche, ce qu’ils ont en plus ce sont des capacités d’adaptation qui relèvent du champ de ce qui semble impossible à beaucoup de personnes.
Est-il possible de sauter en hauteur lorsqu’on n’a plus qu’une jambe ? Oui.
Est-il possible de jouer au football quand on est aveugle ? Oui.
Est-il possible de nager quand on n’a pas de mains ? Oui.
Est-il possible de jouer au rugby en fauteuil roulant ? Oui.
Est-il possible de tirer à l’arc lorsqu’on n’a plus de bras ? Oui
Est-il possible de jouer au volley assis ? Oui.
Est-il possible d’être athlète de haut niveau quand on n’a pas de main, pas de pied, une prothèse, un fauteuil ? Oui !
Ce que nous montrent les Jeux paralympiques ?
C’est d’abord qu’ils sont des Jeux para-olympiques. Il est urgent de cesser d’utiliser ce terme de « para ». Il a des Jeux olympiques ouverts à toutes et à tous.
Il n’est pas compliqué de regrouper les deux en un seul. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il n’y a pas la volonté politique de le faire.
Para n’apporte pas grand-chose, ou alors l’idée de penser que tous ces athlètes sont des parapluies, des parachutes, des paratonnerres contre la douleur et les souffrances du corps et de l’esprit.
Ce que nous montrent les Jeux para-olympiques, c’est que tous ces athlètes sont capables de relever chaque jour des défis personnels et des challenges sportifs dans l’indifférence quasi totale.
Alors merci.
Oui merci à vous, pour ces émotions, ses pleurs, car égoïstement vous m’avez montré et permis de continuer de croire que tout est possible, qu’une porte qui se ferme, c’est une autre qu’il faut ouvrir, ou qu’il faut passer par la fenêtre.
Merci à vous de me rappeler que les handicapés sont peut-être et certainement les « valides », ces corps en apparence « all inclusive » selon un livre d’anatomie ou de physiologie.
Merci à vous de me rappeler que la douleur et l’échec sont les piliers du succès.
Merci à vous de me rappeler qu’un corps qui vit c’est un corps qui chute, plusieurs fois.
Merci à vous de me rappeler que les plus belles technologies ne sont pas les GPS, les cardios, mais les prothèses et les fauteuils roulants.
Merci de me rappeler l’étendue de mon ignorance.
L'ATHLETE OLYMPIQUE
L'athlète est quelqu'un qui fabrique de l'émotion avec du mouvement. Il doit le faire avec tout ce qu'il peut y mettre. Il doit le faire en ne ménageant pas ses efforts. Il doit faire du mieux qu'il peut.
Mais si le mieux qu'il peut ne va pas, ce n'est pas grave
La seule chose qui différencie les athlètes qui y arrivent de ceux qui n'arrivent pas, c'est juste une impression de légitimité quant au fait de faire.
Et cette légitimité, c'est par l'entrainement qu'elle s'acquiert, car ce qui fait la différence, c'est l'essentiel, pas le détail. Car l'entrainement, qu'il soit technique, tactique, physique, mental, discipliné, personnel, collectif ou autre, renforce la légitimité.
A la fin des compétitions, tout le monde est à sa vraie place, qui n'est pas nécessairement celle attendue.
Le plus important, donc, bien au-delà des résultats, des performances, des bonheurs, des pleurs, c'est que l'athlète soit toujours bienveillant avec lui et avec les autres.
Et ça, c'est la plus belle des réussites, car c'est la plus difficile à obtenir. Chaque athlète doit pouvoir se dire qu'il est médaille d'or de sa propre légitimité.
Que tu sois premier, 3e, 8e, 16e, 32e, toi l'athlète, tu dois t'évaluer et pouvoir savoir combien tu as été attentif à ton bien et ton bonheur et à celui des autres
LES CONTRATS D'APPRENTISSAGE ET LA PRÉPARATION PHYSIQUE
Les offres de contrats d'apprentissage pour des étudiants de master STAPS augmentent d'année en année. Il est parfois précisé que la dispense d'assiduité (partielle ou totale) est possible.
Les plus optimistes diront que c'est top de pouvoir étudier (le "virtuel") et s'exercer en même temps sur le terrain, en se confrontant au "réel". Le tout en étant payé environ 800 €.
Les plus pessimistes diront que c'est une mise à disposition de compétences à un coût horaire défiant toute concurrence pour les structures. Celles-ci utilisent les compétences d'une personne diplômée à bac+3 qui étudie pour obtenir un bac+5, avec des diplômes fédéraux ... pour 800 € par mois.
C'est imbattable.
On ne peut pas également s'interdire de penser que pour une structure, renouveler tous les ans ce type d'offre permet de ne pas créer de poste.
Ainsi, l'étudiant se forme, mais n'aura pas d'emploi, car il est occupé systématiquement par un contrat d'apprentissage ou un stagiaire.
On est assez loin des objectifs de formation d'un diplôme universitaire, mais assez proche d'une précarisation-disparition du métier de préparateur physique.
Ce qui ne reste qu'un avis.
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