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Appel à la mobilisation pour la libération de mon père
28/09/2025
🛑 CNT, DGE et ONASUR : la foire aux coquins (Édito)
En Guinée, la transition a pris des allures de mauvais spectacle. La nouvelle Constitution, rejetée dans la rue, a été imposée à coups de propagande et de répression. À peine promulguée, le CNT, ce Parlement de carton-pâte, a pondu une loi électorale sans demander l’avis de personne, sinon des parrains tapis dans l’ombre. Et pour parachever la farce, le président de la Transition fixe au 28 décembre la présidentielle, comme un cadeau de Noël piégé.
Le décor est verrouillé. Pas d’opposition, pas de débat, mais une répression sans concession. Le RPG-arc-en-ciel et l’UFDG sont suspendus, leurs leaders relégués à l’exil. Le champ politique a été ratissé, et dans ce vide, la guerre des ambitions fait rage.
Premier acteur sur scène : Dansa Kourouma. Le président du CNT s’agite pour garder son fauteuil, se recycler dans les futures institutions ou, pourquoi pas, viser la magistrature suprême. La DGE, au lieu d’être un arbitre, se comporte en agence de placement, enrôlant ses fidèles pour verrouiller les scrutins. Quant à l’ONASUR, morte dans la loi mais ressuscitée en coulisse, elle erre comme un zombie dans les couloirs du pouvoir, négociant son institutionnalisation.
Le projet de mise en place des institutions de la nouvelle Constitution n’a rien d’une refondation. C’est un partage de butin. Les conseillers du CNT seront recyclés, la DGE verrouillera les urnes, et l’ONASUR tentera de s’accrocher au système comme un chewing-gum sous la table.
La transition, promise comme une rupture, se résume en réalité à un carnaval de combines. Derrière les discours pompeux, ce n’est pas la République qui se construit, mais la foire des coquins. Et une fois de plus, le peuple, réduit au rôle de figurant, paie le prix d’un scénario déjà vu.
Mamoudou Babila KEÏTA
Journaliste d'investigation
Éditorialiste - Voix libre en exil.
27/09/2025
🛑 Du serment à la trahison : l’histoire qui se répète !
En Guinée, la démocratie ne s’effondre pas d’un seul coup, mais sous le poids des promesses trahies et du pouvoir qui s’accroche. Ce qui hier paraissait impensable devient aujourd’hui une réalité imposée. Jusqu’où ira la résignation, et quand le peuple fera-t-il entendre la voix de sa souveraineté ?
Aussitôt confirmé, aussitôt promulgué. Preuve que tout avait été organisé et planifié d'avance dans l’unique objectif de confisquer la souveraineté du peuple.
Avant lui, d’autres ont tenté, certains ont même réussi. Mais l’histoire nous a montré que ce chemin était à éviter, car les conséquences ont toujours été désastreuses pour le pays et pour le peuple. Lui-même s’en était indigné. Il avait promis, juré même, de nous épargner ces erreurs du passé. Il disait vouloir nettoyer, refonder et redonner la souveraineté et la dignité au peuple.
Mais hélas, après avoir goûté au pouvoir, il a renié toutes ses paroles, celles-là mêmes qu’il avait utilisées pour rassurer le peuple et légitimer son putsch. À son tour, il a choisi d’emprunter ce même chemin dangereux, au risque de replonger la nation dans les tragédies du passé.
De toute évidence, les leçons de l’histoire n’ont servi à rien. Au lieu de redresser le pays vers la démocratie, telle qu’il l’avait promis et telle que le peuple l’espérait, il a trahi son engagement. Ironie du sort, à la tribune des Nations Unies, il avait déclaré que la confiscation du pouvoir, le non-respect des promesses et le mépris de la volonté populaire sont les causes premières des épidémies de coups d’État en Afrique.
Aujourd’hui, il semble avoir oublié cette vérité élémentaire : les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. On ne peut s’entêter à suivre la voie de la déviation, de la trahison et de la confiscation, et espérer un résultat différent.
Désormais, il revient à la majorité du peuple, qui a massivement boycotté le référendum, de se dresser légalement contre le non-respect de sa volonté ou de se résigner à subir la nouvelle dictature qui en train de s’enraciner.
Les lois sont claires, il appartient au peuple, et à lui seul, de décider légitimement et légalement de qui doit conduire sa destinée.
Et pour la patrie, nous devons continuer à lutter, sans violence mais avec justesse et fermeté pour notre liberté, notre dignité et notre souveraineté.
Mamoudou Babila KEÏTA
Journaliste d'investigation
Éditorialiste - Voix libre en exil.
21/09/2025
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