Le Républicain/ MALI

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Photos from Le Républicain/ MALI's post 06/12/2024

Mines du Mali : Mandat d’arrêt contre le PDG de Barrik Gold Mark Bristow

La justice malienne a lancé un mandat d’arrêt contre le PDG de Barrik Gold, le sud Africain Mark Bristow inculpé pour «blanchiment de capitaux ».

Le PDG de la compagnie canadienne Barrick Gold, opérant dans la mine de Loulo Gounkoto, l’un des plus importants complexes aurifères au monde, fait l’objet d’un mandat d’arrêt national de la justice malienne.
Le sud africain Mark Bristow est inculpé pour «blanchiment de capitaux », pourrait ne pas se trouver au Mali actuellement.
Quatre employés maliens de Barrick Gold ont été inculpés et placés en détention fin novembre.
Un autre mandat d’arrêt du juge malien vise le directeur général malien du complexe de Loulo-Gounkoto, Cheikh Abass Coulibaly, poursuivi dans la même affaire.

B. Daou et Laviesahel.com

Photos 22/11/2020

Mali
Le PARENA invite les autorités à surseoir au processus de mise en place du Conseil national de transition

Dans une déclaration rendue publique, le 18 novembre 2020, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par l’ancien ministre, Tiébilé Dramé, invite les autorités militaires et civiles en charge de la période transitoire à surseoir au processus de mise en place du Conseil national de transition (CNT) jusqu’à l’atteinte d’un consensus le plus large possible. « Même en cas d’un consensus, ne pas faire présider le CNT, organe législatif de la transition, par un membre des Forces armées et de sécurité », révèle la déclaration du PARENA. Par ailleurs, le parti du bélier blanc invite les autorités à ouvrir, sans délai, des consultations sur les véritables enjeux de la Transition que sont les réformes politiques et institutionnelles; le processus de stabilisation et de réunification du pays; la lutte contre l’impunité; la tenue du référendum, des élections locales, régionales, législatives et de la présidentielle.
Cette déclaration du PARENA sur la transition attire l’attention des plus hautes autorités du pays sur la nécessité de conjurer les risques d’impasse. «Le Parti pour la renaissance nationale invite les autorités militaires et civiles en charge de la période transitoire à surseoir au processus de mise en place du Conseil national de transition (CNT) jusqu’à l’atteinte d’un consensus le plus large possible; même en cas d’un consensus, ne pas faire présider le CNT, organe législatif de la transition, par un membre des Forces armées et de sécurité; ouvrir, sans délai, des consultations sur les véritables enjeux de la Transition que sont les réformes politiques et institutionnelles; le processus de stabilisation et de réunification du pays; la lutte contre l’impunité; la tenue du référendum, des élections locales, régionales, législatives et de la présidentielle », révèle la déclaration du PARENA sous la plume de son 1er vice-président, Me Amidou Diabaté. Selon le parti de Tiébilé Dramé, ces consultations sont devenues nécessaires, voire indispensables au regard de l’impression générale de flottement qui caractérise les premiers pas de la période transitoire, une période cruciale dans l’évolution politique et sociale du Mali. Selon le PARENA, ces consultations doivent être ouvertes impérativement dans l’humilité et la tolérance à toutes les forces vives du pays, sans exclusion et sans prétention des uns et des autres. Pour le PARENA, la période transitoire doit être un moment d’union et de rassemblement national pour sauver notre pays et poser les jalons de son relèvement et de sa renaissance.
Difficile accouchement du CNT
Le président de la transition, Bah N’DAW, a pris deux décrets, le 9 novembre 2020, pour fixer les modalités de désignation des membres du Conseil national de transition (CNT) et pour fixer la clé de répartition du CNT. Cette clé de répartition du CNT octroie 22 sièges aux forces de défense et de sécurité, 11 aux partis politiques, 9 à la société civile, 8 au M5-RFP. Il n’en fallait pas plus pour courroucer la classe politique. Suite à ces deux décrets du chef de l’Etat, presque l’ensemble de la classe politique a rejeté le CNT dans sa configuration actuelle. Le M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), sous la conduite de Dr. Choguel Kokalla Maïga, l’ancienne majorité présidentielle, Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM), sous la direction de Dr. Bokary Tréta, la Conférence des Présidents de la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP), sous la plume de Mamadou Traoré, la plateforme Espérance Nouvelle-jigiya kura, dirigée par Housseini Amion Guindo, le parti YELEMA "le Changement" de l’ancien premier ministre, Moussa Mara, l'Alliance Démocratique pour la paix (ADP- Maliba) de Aliou Boubacar Diallo, ont tous décidé de ne pas participer au CNT dans sa proposition actuelle. Seule exception, les Forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) ont décidé de participer et de porter des candidatures au compte des groupements politiques pour le CNT afin d’apporter leur contribution. On se rappelle que dans les colonnes de votre quotidien le Républicain en date du 11 novembre 2020, la classe politique criait au mépris et à la marginalisation par rapport à la clé de répartition du CNT. De la date de signature des deux décrets (le 9 novembre 2020) à nos jours, les 121 membres du CNT ne sont toujours pas connus.

Aguibou Sogodogo

Photos 15/11/2020

Adieu Mahamane Lamine Hamida Touré !
Inna lillah wa inna ilayhi raaji'uun, C'est à Dieu que nous sommes et c'est à Lui que nous retournons. Sœurs, frères, amis, collaborateurs et alliés ont conduit Mahamane Lamine Hamida Touré dans sa dernière demeure de Djélibougou, le vendredi 13 novembre 2020.
Les obsèques ont donné lieu à une grande mobilisation, allant du Parena à l’association Ir Ganda, dont les responsables étaient massivement présents, ainsi que plusieurs anciens ministres et anciens députés: l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, Tiebilé Dramé, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali Nouhoun Diallo, Me Amidou Diabaté, Djiguiba Kéita PPR, Sidi El Moctar Kounta, Djibril Tall, Oumar Hammadoun Dicko, Sadou Diallo, Mme Haïdara Aïssata Cissé, pour ne citer que ceux-ci.
La nouvelle m’est tombé dessus comme un poids insupportable, lorsque je reçus ce message de Tièbilé Dramé le 4 novembre : « Mes chers amis, Chers camarades, Chers frères et sœurs, Chers parents, Chers enfants, J’ai le profond regret de vous annoncer le décès de mon plus que frère, mon ami, mon compagnon de 40 ans, Mahamane Lamine Touré ». Que faire devant la volonté de Dieu, sinon que se résoudre à l’accepter ?
Votre serviteur a connu en Lamine un homme très attaché à l’amitié et à la fraternité, le cœur libéré de toute pesanteur, faisant place à un sourire rassurant et un regard aimable. La dernière fois que je l’ai rencontré, nous étions trois à déjeuner chez le président du Parena, Tiebilé Dramé à Sokorodji. Pour taquiner ce dernier, je demandais à Lamine du pain de Nioro, car il n’en manquait pas souvent. Et nous avons eu un sourire complice, et l’homme de Nioro ne dira rien. C’est à la fin de notre rencontre de ce jour que j’ai commencé à apprendre l’homme, que j’ai perçu comme un fleuve qui a une surface et une profondeur. Je l’ai vu très attaché à la famille, au terroir, à son pays. Il s’impliquait à fond pour contribuer à la paix et la réconciliation nationale, trouver une saine occupation aux enfants du terroir pour éviter qu’ils ne tombent dans les griffes des extrémistes violents qui écument dangereusement notre pays. Ce Mahamane Lamine Touré, il fallait le découvrir au delà de simple lecture de surface. Parti avec tant de dossiers de projet pour sa chère région, pour sa chère patrie, bref pour la renaissance du Mali. C’est ce que je sais de lui.
Lamine est décédé à bord d’un avion médicalisé qui le transportait de Bamako-Sénou au Bourget. L’avion a décollé ce mardi 3 novembre à 19h17. Il était attendu au Bourget vers 2 heures… « Lamine avait été admis à la Polyclinique Pasteur le mercredi 28 octobre en fin d’après-midi. Malgré les soins intensifs, son état ne s’améliorait pas comme nous le souhaitions. D’où la décision de l’évacuer vers Paris. La place réservée à l’hôpital Bégin de Saint-Mandé en région parisienne ne sera pas occupée par Lamine », témoigne Tiebilé Dramé. « Lamine n’a vécu que pour les autres », soupire Tiebilé Dramé. Vérité palpable et vérifiable de Moudakane à Paris en passant par Bourem, Gao, Bamako, Abidjan, selon son ami et frère de plus de 40 ans.
Dors en paix, frère, puisse Dieu vous ouvrir la porte du paradis. Amin !

B. Daou

Photos 05/11/2020

Rapport annuel 2019 du Bureau du vérificateur général

Un manque à gagner de plus de 300 milliards de FCFA pour l’Etat

Le Vérificateur Général, Samba Alhamdou BABY, a remis le rapport annuel 2019 du Bureau du Vérificateur Général, le vendredi 30 octobre 2020 au Président de la Transition, Bah N’DAW. Ce rapport de 202 pages met en exergue les anomalies, les irrégularités financières dans plusieurs structures au Mali. Ledit rapport révèle un manque à gagner de plus de 300 milliards 230 millions de FCFA pour l’Etat malien.
Selon le rapport, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a réalisé en 2019, 15 missions de vérification financière ou de conformité qui ont concerné les services extérieurs à travers les représentations diplomatiques et consulaires, les Collectivités Territoriales, les sociétés minières, les affaires religieuses, les organismes personnalisés et les autorités administratives indépendantes. «Ces différentes missions ont révélé que la gestion actuelle des deniers publics dans les entités vérifiées ne permet pas à l’État de s’assurer que ses ressources sont judicieusement utilisées et son patrimoine convenablement sauvegardé. Cette gestion se caractérise par un manque de transparence dans la tenue de la comptabilité publique, la violation récurrente de plusieurs dispositions législatives et réglementaires régissant les finances publiques, la mauvaise application des clauses des conventions signées entre l’État et les différents partenaires et l’inadaptation de certains textes à l’évolution de l’ordonnancement juridique », souligne le rapport du BVG. Le document indique que ces faiblesses ont occasionné d’importantes irrégularités administratives, environnementales et financières. Selon le rapport, les irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du système de contrôle interne. Le contrôle interne est l’ensemble des dispositifs organisés, formalisés et permanents choisis par l’encadrement, mis en œuvre par les responsables à tous niveaux pour maîtriser le fonctionnement de leur entité. En outre, le rapport précise que les irrégularités environnementales s’entendent par toute pratique dont l’exécution ne respecte pas les textes législatifs, réglementaires et les normes environnementales en vigueur. Elles concernent notamment, des pratiques qui portent atteinte à l’environnement et au développement durable. « Les irrégularités financières concernent notamment, les manquements aux règles de discipline dans le domaine budgétaire ou financier, les transactions à la suite desquelles il y a des montants dus mais non perçus, les minorations de recettes, les non-reversements des sommes collectées, les dépenses sans pièces justificatives, le double paiement de prestations ou autres. Elles sont également relatives aux pertes économiques imputables à la non-application de pénalités, au fractionnement de dépenses, aux dépenses inéligibles, aux surcoûts découlant d’un manque de suivi des activités, aux avances non remboursées, aux décaissements provisoires non justifiés par la suite ou autres. Les irrégularités financières font l’objet de dénonciations adressées conjointement au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance, Chargé du Pôle Économique et Financier compétent », souligne le rapport. Ainsi, selon le vérificateur général, Samba Alhamdou BABY, les irrégularités financières s’élèvent à 181,50 millions de FCFA à l’Ambassade du Mali aux Etats Unis d’Amérique (USA). Et d’ajouter que celles de l’Ambassade du Mali à Rome en Italie s’élèvent à 284,15 millions de FCFA. « Les irrégularités financières s’élèvent à 51,05 millions de FCFA à l’Ambassade du Mali à Madrid en Espagne. Les irrégularités financières s’élèvent à 166,48 millions de FCFA à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire). Les irrégularités financières s’élèvent à 1,84 milliard de FCFA à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso). Les irrégularités financières s’élèvent à 133,69 millions de FCFA au Consulat général du Mali à Douala (Cameroun) », révèle le vérificateur général.
Des dossiers transmis à la justice
Au titre des exercices 2017 et 2018 de la mairie de la commune II du district de Bamako, le rapport indique que les irrégularités financières s’élèvent à 153,64 millions de FCFA. «Le Maire n’a pas justifié les achats, sur le don chinois, de poubelles, de matériels informatiques et la réparation d’une pelle chargeuse. Il n’a pas pu fournir le procès-verbal de réception et la facture d’achat de 4 000 poubelles, la facture et l’attestation de service fait relatives à la réparation de la pelle chargeuse. S’agissant du matériel informatique, les caractéristiques des matériels présentés à la mission ne sont pas conformes aux indications mentionnées sur le bon de commande. Pour l’acquisition des matériels ci-dessus mentionnés et la réparation de la pelle chargeuse, le Percepteur a émis trois chèques d’un montant total de 28,90 millions de FCFA au nom du fournisseur de matériel informatique. Le Maire a ordonné le paiement des salaires de cinq agents recrutés irrégulièrement, sans délibération du Conseil communal, pour un montant total de 7,02 millions de FCFA », révèle le rapport du Bureau du vérificateur général. En outre, le rapport indique que les irrégularités financières s’élèvent à 60,53 milliards de FCFA dans la société minière de Loulo à Gounkoto. Concernant la société minière de SYAMA, le rapport du vérificateur général indique que les irrégularités financières s’élèvent à 227,87 milliards de FCFA. Au département des affaires religieuses et du culte, sur les opérations de recettes et de dépenses liées au pèlerinage à la Mecque, au titre des exercices 2016, 2017 et 2018, le rapport précise que les irrégularités financières s’élèvent à 639,86 millions de FCFA. Selon le Vgal, les irrégularités financières au sein de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP) s’élèvent à 4,53 milliards de FCFA, et 4,10 milliards de FCFA au sein de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), au titre des exercices 2016, 2017 et 2018. En ce qui concerne l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP), le rapport évoque que les irrégularités financières s’élèvent à 48,48 millions de FCFA. A l’Office Malien de l’Habitat (OMH), les irrégularités financières s’élèvent à 247,95 millions de FCFA, précise le rapport. A la Pharmacie populaire du Mali (PPM), ajoute le rapport, les irrégularités financières s’élèvent à 236,41 millions de FCFA. A la lumière de ce qui précède, le manque à gagner pour l’Etat malien s’élève à plus de 300 milliards 230 millions de FCFA. Selon le vérificateur général, des dossiers ont été transmis à la justice afin de sanctionner les coupables. Comme recommandation, le bureau du vérificateur général invite les structures à la bonne gestion des deniers publics. Le Vérificateur Général, dans ses perspectives 2020, envisage la poursuite de la mise en œuvre de sa vision stratégique qui s’articule autour de deux axes majeurs : vérification et évaluation ; partenariats et synergies. Selon le vérificateur général, un accent particulier sera mis sur la mise en œuvre du plan Stratégique (2020-2025). Aussi, dit-il, la publication des rapports individuels sera poursuivie. Quant au volet communication, ajoute le vérificateur général, il sera renforcé à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de communication. « Pour l’année 2019, les vérifications effectuées dans 31 entités ont révélé des déficiences dans la gestion administrative et financière ayant entraîné d’importantes déperditions financières. Les irrégularités administratives et financières sont des facteurs dégradants de l’atteinte des objectifs de missions de services publics assignées aux structures vérifiées », conclut le vérificateur général.

Aguibou Sogodogo

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