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19/05/2026
Alerte! - Graves ingérences dans la justice tchadienne : les magistrats tirent la sonnette d'alarme - May 18, 2026
Par : La Rédaction
Les syndicats de magistrats du Tchad — le SMT et le SYAMAT — ont tenu une réunion d'urgence le 9 mai 2026 pour dénoncer une série d'ingérences administratives et de menaces directes qui, selon eux, compromettent le fonctionnement normal et indépendant du système judiciaire du pays.
Ils accusent plusieurs autorités administratives — notamment des gouverneurs, des préfets et des sous-préfets — d'entraver ouvertement le travail des magistrats. Parmi les incidents signalés, le Délégué du gouvernement à Gagal aurait ordonné au juge de paix local de quitter les locaux du tribunal — une décision jugée arbitraire et illégale. À Kyabé, le préfet aurait ordonné la suspension d'un substitut du procureur de la République, alors même que cette prérogative appartient exclusivement à l'autorité judiciaire. À Kalait, un préfet aurait exigé des rapports réguliers sur les dossiers en cours et aurait même menacé physiquement un juge — un acte considéré comme particulièrement grave par les syndicats.
Le SMT et le SYAMAT affirment que ces comportements constituent des infractions passibles de sanctions en vertu du Code pénal tchadien, et plus précisément : l'entrave à la justice, les menaces proférées à l'encontre d'un magistrat et l'usurpation de fonctions. Ils annoncent qu'ils envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre les autorités impliquées dans ces incidents.
Les deux organisations appellent le Président de la République à garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire, lui rappelant qu'elle constitue un pilier essentiel de l'État de droit. Une assemblée générale sera convoquée prochainement afin de décider des actions à entreprendre, y compris d'éventuels mouvements de protestation.
11/05/2026
Alerte! - Guerre au Lac Tchad : l’armée tchadienne face à ses propres limites - May 11, 2026
Par : La Rédaction
L’attaque meurtrière menée dans la nuit du 4 au 5 mai 2026 contre une position de l’armée tchadienne à Barka Tolorom a ravivé les inquiétudes autour de la situation sécuritaire dans la région du Lac-Tchad. Plusieurs soldats ont perdu la vie, d’autres ont été grièvement blessés et évacués vers N’Djamena, où le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno s’est rendu pour leur témoigner son soutien. Mais au‑delà du choc immédiat, un fait continue de hanter l’opinion : la disparition du général Mahamat Yacoub, dont le corps reste introuvable, symbolise aujourd’hui les failles profondes d’un appareil militaire confronté à un ennemi qui maîtrise mieux le terrain.
Sur les réseaux sociaux, des messages relayés par des ressortissants de Dar Tama et d’autres citoyens dénoncent l’incapacité de l’État à récupérer les corps des soldats tombés au front. Certains témoignages affirment que des familles ont dû se rendre elles‑mêmes sur les lieux des combats pour rapatrier les dépouilles de leurs proches, une situation décrite comme une « triste réalité » révélant un dysfonctionnement grave dans la prise en charge des militaires. Les images et récits provenant du Lac Tchad sont tout aussi préoccupants : des soldats embarqués dans des pirogues de fortune, parfois sans moteur, d’autres dans de petites embarcations faiblement équipées, dépourvus de casques et de gilets pare‑balles, alors qu’ils participent à des opérations de ratissage contre Boko Haram — une organisation terroriste responsable de graves violences et violations des droits humains. Ces scènes témoignent d’un manque criant de moyens logistiques et de protection, mais aussi d’une inadéquation entre la formation des troupes et la réalité du terrain.
L’attaque de Barka Tolorom met en lumière une faiblesse stratégique majeure : l’armée tchadienne, historiquement entraînée à combattre dans le désert et sur terrain ouvert, n’est pas préparée aux zones forestières, marécageuses et insulaires du bassin du Lac Tchad. Boko Haram, en revanche, maîtrise parfaitement ces environnements, ce qui lui confère un avantage tactique déterminant. Cette situation souligne l’urgence de revoir les stratégies militaires, d’adapter la formation des troupes à ces terrains complexes et de moderniser l’équipement avec des outils de guerre modernes et technologiques afin de réduire les pertes humaines.
Dans ce contexte déjà tendu, un audio en circulation vient ajouter une dimension explosive à la crise. Selon cet enregistrement, un appel est lancé à tous les fils de Dar Tama engagés dans l’armée, ainsi qu’à l’ensemble des soldats tchadiens. Le message leur demande de prendre leurs armes et de rentrer chez eux, affirmant que « l’armée n’est pas une affaire clanique » et que « le pays n’appartient pas à un clan ». Le général disparu, originaire de Dar Tama, y est cité comme symbole d’un abandon inacceptable. L’audio accuse l’armée de n’avoir entrepris aucune démarche pour retrouver sa dépouille et affirme que certains officiers et généraux auraient fui le terrain, laissant les soldats livrés à eux-mêmes.
Le message va plus loin encore : il appelle les soldats encore présents sur le terrain à rentrer avec leurs armes, ou à les abandonner avant de retourner auprès de leurs familles. Ces appels, s’ils se confirment, témoignent d’un profond malaise au sein des troupes et d’une perte de confiance envers la hiérarchie militaire et les autorités. Ils révèlent un climat de désarroi qui dépasse largement le cadre opérationnel et touche désormais à la cohésion même de l’institution militaire.
Face à la recrudescence des attaques, le gouvernement a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire et décrété un état d’urgence de vingt jours dans la province du Lac, incluant couvre‑feu, restrictions de déplacement et renforcement des opérations militaires. Trois jours de deuil national ont également été proclamés en hommage aux soldats tombés. Mais dans l’opinion publique, une question revient avec insistance : comment décréter un deuil national lorsque les corps de certains soldats restent abandonnés en brousse ? Pour beaucoup, cette contradiction vide le deuil officiel de son sens et interroge la manière dont la nation honore réellement ses défenseurs.
La disparition du général Mahamat Yacoub, les conditions précaires dans lesquelles opèrent les soldats et les failles stratégiques révélées par l’attaque de Barka Tolorom montrent une réalité que nul ne peut plus ignorer : le Tchad ne peut plus se permettre de mener une guerre du XXIᵉ siècle avec des moyens du siècle passé. Boko Haram demeure une menace active et dangereuse, mais la véritable urgence est désormais celle de l’État : restaurer la confiance, moderniser l’armée, protéger ses soldats et assumer pleinement la responsabilité de ceux qui tombent pour la nation. Car un pays qui n’honore pas ses morts finit toujours par perdre ses vivants.
Par : La Rédaction
23/04/2026
🔴 🇷🇴 : « Les pires ennemis des droits et libertés des Tchadiens, de la justice et de la démocratie, sont les anciens membres de l'opposition qui se sont convertis. » Max Kemkoye ( MEMBRE DE GCAP).
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