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06/06/2026

CAMEROUN - Alain Nkontchou, l’ascension d’un financier africain au cœur d’Ecobank (Confidentiel Afrique)

Une page importante de l’histoire bancaire africaine est en train de s’écrire. Le financier camerounais Alain Nkontchou, à travers son véhicule d’investissement Enko Capital, vient de franchir un seuil stratégique dans le capital d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), suite à la validation du rachat des 21,32 % détenus par le groupe sud-africain Nedbank, pour un montant estimé à près de 100 millions de dollars.

Enko contrôle désormais plus de 24 % du capital de l’institution bancaire panafricaine. Cette opération fait de lui le premier actionnaire individuel d’Ecobank et marque l’une des plus importantes prises de participation africaines dans une grande banque continentale depuis plusieurs années.

Fondée en 1985 sous l’impulsion de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Afrique de l’Ouest, Ecobank est née d’une ambition simple mais révolutionnaire pour l’époque : créer une banque véritablement africaine capable d’accompagner les échanges commerciaux du continent sans dépendre des anciennes puissances coloniales ou des groupes bancaires étrangers.

Quarante ans plus t**d, cette vision s’est matérialisée. Présente dans plus de trente pays africains, Ecobank constitue aujourd’hui le plus vaste réseau bancaire du continent en termes de couverture géographique.

Son siège est établi à Lomé, au Togo, tandis que ses activités couvrent aussi bien la banque de détail que la banque d’entreprise, les services numériques, le financement du commerce et les paiements transfrontaliers.

Contrairement à de nombreuses banques africaines contrôlées par un État ou un groupe étranger, Ecobank possède une structure actionnariale particulièrement éclatée, réunissant investisseurs institutionnels, fonds internationaux, banques régionales, organismes de développement et actionnaires privés. Cette dispersion du capital a longtemps constitué une force mais aussi une source d’instabilité stratégique.

L’arrivée d’un actionnaire africain de référence pourrait donc modifier durablement les équilibres de gouvernance du groupe. Alain Nkontchou, l’homme qui veut bâtir des champions financiers africains.

Pour le grand public africain, le nom d’Alain Nkontchou demeure moins connu que ceux des grands industriels ou patrons de télécommunications. Pourtant, dans les milieux financiers internationaux, il figure depuis plusieurs années parmi les investisseurs africains les plus influents.

Ancien banquier d’affaires formé aux États-Unis, passé notamment par les grandes places financières internationales, il a fondé Enko Capital avec une conviction forte : l’Afrique souffre moins d’un manque d’opportunités que d’un déficit de capitaux patients capables d’accompagner ses entreprises sur le long terme.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’un des promoteurs d’une nouvelle génération de finance africaine, moins dépendante des bailleurs extérieurs et davantage tournée vers la création de valeur locale.

Son entrée progressive dans le capital d’Ecobank n’est donc pas celle d’un investisseur opportuniste cherchant un rendement à court terme. Elle s’inscrit dans une vision beaucoup plus ambitieuse : contribuer à faire émerger des institutions financières africaines suffisamment puissantes pour accompagner la transformation économique du continent.

Dans plusieurs interventions publiques, Alain Nkontchou a défendu l’idée que l’Afrique devait disposer de ses propres centres de décision financiers et réduire sa dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers.

Son investissement massif dans Ecobank apparaît comme une traduction concrète de cette philosophie. C’est là une opération aux implications stratégiques lointaines car le retrait de Nedbank du capital d’Ecobank n’est pas un simple mouvement boursier. Il symbolise aussi une évolution des rapports de force dans la finance africaine.

Pendant des décennies, le développement bancaire du continent s’est largement appuyé sur les capitaux européens, américains ou sud-africains.

L’opération menée par Alain Nkontchou inverse cette logique : un investisseur africain reprend une participation stratégique détenue par un acteur étranger et devient l’actionnaire de référence d’une institution panafricaine.

Cette africanisation du capital pourrait renforcer la légitimité d’Ecobank auprès des gouvernements, des régulateurs et des acteurs économiques du continent.

Elle pourrait également favoriser une gouvernance davantage alignée sur les priorités africaines : financement des PME, intégration régionale, développement des infrastructures, inclusion financière et accélération de la digitalisation bancaire.

Quel avenir pour Ecobank ?

La banque entre dans une phase décisive de son histoire. L’environnement bancaire africain est aujourd’hui marqué par une concurrence intense. Des groupes comme la banque marocaine Attijariwafa Bank, le groupe nigérian Access Bank, la United Bank for Africa ou encore la Banque Centrale Populaire renforcent leur présence continentale et investissent massivement dans les technologies financières.

Pour conserver son leadership géographique, Ecobank devra accélérer sa transformation numérique, améliorer sa rentabilité et renforcer son rôle dans le financement du commerce intra-africain, notamment dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La présence d’un actionnaire stable et engagé comme Alain Nkontchou pourrait constituer un atout majeur dans cette nouvelle étape.

Les observateurs estiment que son influence pourrait favoriser une stratégie de croissance plus offensive, reposant sur les paiements numériques, la banque mobile, les services transfrontaliers et l’accompagnement des entreprises africaines à forte croissance.

Au-delà des chiffres, l’opération revêt une portée symbolique considérable

Elle illustre l’émergence d’une génération de financiers africains capables de mobiliser des capitaux importants, de structurer des opérations complexes et de prendre le contrôle d’actifs stratégiques à l’échelle continentale.

Dans une Afrique qui cherche à renforcer sa souveraineté économique, le parcours d’Alain Nkontchou apparaît comme le signe d’une évolution profonde : celle d’un continent où les institutions financières majeures ne sont plus seulement financées par des capitaux étrangers, mais de plus en plus pilotées par des investisseurs africains eux-mêmes.

En devenant le premier actionnaire d’Ecobank, le financier camerounais ne réalise pas seulement une acquisition majeure. Il envoie également un message au marché : l’avenir de la finance africaine pourrait bien s’écrire davantage depuis Yaoundé, Lagos, Abidjan, Nairobi ou Lomé que depuis Londres, Paris ou New York.

Par Oussouf DIAGOLA, à Paris et Bamako (Confidentiel Afrique)
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06/06/2026

MOYEN ORIENT - Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

À l'issue de pourparlers à Washington, le Liban accepte que son armée prenne le contrôle total de zones "pilotes", bien que la manière dont celles-ci seront mises en place reste floue ; le cessez-le-feu dépendra de l'arrêt des activités du groupe terroriste.

Mercredi, Israël et le Liban ont convenu de renouveler leur fragile cessez-le-feu et de créer plusieurs zones de sécurité « pilotes » au Liban, d’où les terroristes du Hezbollah seraient bannis.

Dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un quatrième cycle de pourparlers menés sous l’égide des États-Unis au Département d’État, les deux parties ont déclaré que le cessez-le-feu « dépendra de la cessation totale des tirs du Hezbollah et de l’évacuation de tous les opérateurs du Hezbollah » des zones situées au sud du fleuve Litani.

La manière dont ces zones de sécurité seront établies demeure floue, mais l’accord prévoit que l’armée libanaise en prendra le contrôle total.

« Ces mesures permettront de progresser vers un accord global de sécurité et de paix », a indiqué le communiqué.

« Tous les pays ont réaffirmé que l’avenir des relations entre Israël et le Liban doit être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part de tout acteur, étatique ou non, de prendre en otage l’avenir du Liban. »

Cette dernière remarque a fait référence à la République islamique d’Iran, qui soutient le Hezbollah et qui a insisté pour que les attaques israéliennes contre le Liban cessent dans le cadre d’un accord provisoire avec les États-Unis visant à mettre fin au conflit avec l’Iran.

Le groupe terroriste chiite libanais n’a pas participé aux pourparlers entre Israël et le Liban.

Les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques et ils sont officiellement en état de guerre depuis 1948. Israël et les États-Unis souhaitent voir le Hezbollah désarmé, un objectif qui est partagé par le gouvernement libanais, mais qui est rejeté par le groupe terroriste.

Cette nouvelle annonce a laissé entendre que la déclaration qui a été faite par Donald Trump, lundi – selon laquelle Washington avait négocié un nouveau cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah après l’échec de celui conclu en avril – ne va pas au-delà de la suspension des opérations prévues par Israël à Beyrouth, puisque les frappes se sont poursuivies dans le sud du Liban, tandis que le groupe terroriste continuait de lancer des roquettes et des drones contre Israël.

Les dirigeants israéliens avaient menacé de viser la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, si le groupe terroriste soutenu par Téhéran s’en prenait à des communautés israéliennes.

Cette nouvelle annonce semble également viser à dissocier les efforts livrés pour parvenir à un accord pour mettre fin au conflit au Liban des pourparlers entamés avec le régime de Téhéran. Ce dernier a insisté pour lier les deux, cherchant à protéger son allié, le Hezbollah, et cherchant également à continuer d’influencer les événements au Liban.

Alors que les États-Unis et Israël s’y opposent, les efforts déployés lundi par Washington pour obtenir un nouveau cessez-le-feu au Liban, quelques heures seulement après que Téhéran a menacé d’abandonner les pourparlers, semblent aller à l’encontre de ces efforts.

Cette pression est intervenue alors que le précédent cessez-le-feu, négocié le 16 avril, avait largement volé en éclats, le Hezbollah poursuivant ses attaques incessantes de roquettes et de drones, et Tsahal menant une opération terrestre élargie et des frappes aériennes de plus en plus étendues.

Avant cette annonce, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré mercredi, lors d’une visite à la base navale de Haïfa, qu’au Liban, « il n’y a pas de cessez-le-feu pour nos forces ».

« Nous nous efforçons de maximiser la liberté d’action qui nous a été accordée et nous saisirons toutes les occasions d’éliminer les menaces qui pèsent sur les citoyens d’Israël et sur nos forces », a-t-il déclaré, selon des propos relayés par Tsahal.

Zamir a également déclaré que la marine israélienne devenait « une arme stratégique supplémentaire à longue portée » de Tsahal.

« Dès ma prise de fonction, j’ai ordonné le renforcement de la marine, qui constitue désormais une arme stratégique supplémentaire à longue portée de Tsahal. Nous accélérons désormais la mise en œuvre de ce concept opérationnel », a-t-il ajouté.

Zamir a déclaré que la marine opérait « sur tous les fronts de combat, dans des zones maritimes difficiles, proches ou lointaines, ainsi que dans le cadre d’opérations qui ne peuvent pas encore être divulguées au public ».

« L’armée israélienne, dans toutes ses branches, est prête à reprendre immédiatement le combat contre le régime terroriste iranien.

La marine joue un rôle décisif dans notre capacité à frapper à nouveau ce régime terroriste avec force, comme nous l’avons fait par le passé », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le colonel Ayub Kayuf a pris la tête de la brigade Golani, succédant au colonel Adi Gonen, lors d’une cérémonie de passation de commandement tenue mercredi matin au château de Beaufort, dans le sud du Liban.

Kayuf a précédemment commandé l’unité d’élite Shaldag de l’armée de l’air israélienne, la brigade régionale Menashe en Cisjordanie et le Département des Opérations au sein du Directorat des Opérations.

Les troupes de la brigade Golani ont pris le contrôle du château stratégique de Beaufort en début de semaine, alors que Tsahal semblait étendre ses opérations dans le sud du Liban en raison des attaques incessantes du Hezbollah.

De son côté, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a publié une vidéo montrant un drone en vue à la première personne (FPV) équipé d’une caméra de vision nocturne survolant le château, vraisemblablement prise lundi. Cependant, aucune troupe israélienne n’apparaît sur ces images.

La dernière vague d’affrontements entre Israël et le Hezbollah a débuté le 2 mars, lorsque le groupe terroriste a tiré des roquettes sur le nord d’Israël, deux jours après que les États-Unis et Israël avaient attaqué son principal soutien, l’Iran. Depuis lors, 26 soldats de Tsahal et un employé civil du ministère de la Défense ont été tués dans le sud du Liban, dont 14 depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 16 avril. Deux civils ont également été tués par des roquettes du Hezbollah, et un civil israélien a été tué par erreur dans le nord lors d’un bombardement israélien d’artillerie.

Tsahal a déclaré avoir éliminé plus de 2 500 terroristes du Hezbollah au Liban depuis début mars, dont des centaines de membres de la force d’élite Radwan du groupe terroriste.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré quelque 5 500 roquettes sur des soldats de l’armée israélienne opérant dans le sud du pays, ainsi qu’environ 2 500 sur Israël, selon l’armée israélienne. On a dénombré au moins 75 sites d’impact de roquettes en Israël.

En outre, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a lancé environ 300 drones, dont 25 ont frappé Israël, selon Tsahal.

L’armée israélienne estime que le Hezbollah possède encore des milliers de roquettes à courte portée, ainsi que des centaines de projectiles à plus longue portée. Tsahal a indiqué que le groupe terroriste lançait la plupart de ses attaques depuis l’intérieur du sud du Liban, au nord du fleuve Litani, et non depuis des zones proches de la frontière.

The Times of Israel
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06/06/2026

Sénégal-Gambie, réchauffer la coopération par un courant stable pour désenclaver Casamance et Basse Gambie

La sécurisation de l’approvisionnement électrique de la Casamance et de la Basse Gambie est devenue l’illustration la plus concrète du réchauffement des relations bilatérales entre Dakar et Banjul.

La visite de travail du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en Gambie place cette question au cœur de l’agenda.

Elle traduit une volonté politique claire : transformer l’énergie partagée en levier de développement territorial, de rentabilité économique et d’essor quantifiable pour les populations des deux rives. L’enjeu dépasse la technique. Il est économique, social et financier.

Le diagnostic énergétique de la Casamance était sévère avant l’interconnexion. Ziguinchor, Bignona, Sédhiou et Kolda souffraient d’un isolement réseau qui imposait le recours à des groupes thermiques coûteux et à des délestages fréquents.

Le taux d’électrification rurale dans la région restait inférieur à 50% en 2018 selon les données de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale. Le coût de production du kWh thermique dépassait 0,25 euro, soit plus du double du coût d’un kWh hydroélectrique importé via l’OMVG.

Cette situation freinait l’installation d’unités de transformation agroalimentaire et augmentait la facture énergétique des ménages et des communes.

La mise en service de la ligne 225 kV dans le cadre du projet OMVG a modifié les équilibres. La ligne relie le poste de Tambacounda au poste de Brikama en traversant Soma et Farafenni.

Elle permet à la Casamance de recevoir un courant stable en provenance de la centrale hydroélectrique de Kaléta et de Sambangalou. Le taux de disponibilité de la ligne dépasse 95% depuis sa mise en service.

Cette stabilité se traduit par une réduction mesurable des heures de coupure. Dans les départements de Bignona et de Sédhiou, le nombre d’heures de délestage a chuté de plus de 60% entre 2019 et 2024.

Cette baisse améliore directement la compétitivité des PME locales et la qualité des services de santé et d’éducation.

En Basse Gambie, l’impact est tout aussi quantifiable. Les localités de Soma, Farafenni et Basse ont vu leur taux d’accès à l’électricité progresser de plus de 25 points en 5 ans. NAWEC, l’opérateur national, réduit sa dépendance aux centrales thermiques de Kotu et de Brikama, dont le coût de revient pèse sur ses finances.

L’importation d’électricité hydroélectrique via l’interconnexion permet à Banjul de stabiliser son prix de revient du kWh et de limiter les subventions budgétaires accordées au secteur.

Chaque MW importé à un coût inférieur à 0,10 dollar contre plus de 0,30 dollar pour le thermique représente une économie budgétaire directe pour l’État gambien.

La rigueur économique et financière de cette coopération repose sur trois piliers mesurables. Premier pilier : la réduction des pertes techniques et commerciales.

Sur les réseaux transfrontaliers, chaque point de perte en moins génère des millions de francs CFA d’économies annuelles pour SENELEC et NAWEC. Deuxième pilier : l’augmentation du taux de recouvrement des factures. Un courant stable et fiable incite les usagers à payer, ce qui améliore la trésorerie des opérateurs et leur capacité d’investissement.

Troisième pilier : l’effet d’entraînement sur l’économie locale. Un atelier de soudure, un moulin à mil, une chambre froide pour la pêche ne s’installent que si le courant est garanti 24 heures sur 24. Chaque entreprise connectée crée des emplois et élargit l’assiette fiscale.

La visite de travail du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye donne une portée politique à ces chiffres.

Elle envoie un message aux deux capitales et aux bailleurs : Dakar et Banjul considèrent l’énergie partagée comme une priorité de souveraineté.

Le réchauffement des relations se mesure désormais en mégawatts livrés, en francs CFA économisés et en nouvelles entreprises créées. Cette visite doit se traduire par des décisions précises.

Renforcer les postes de transformation à Ziguinchor et à Soma. Harmoniser les procédures d’intervention de SENELEC et de NAWEC pour maintenir la disponibilité de la ligne. Fixer un objectif chiffré d’augmentation du taux d’électrification rurale transfrontalière à 80% d’ici 2030.

L’approche andragogique de cet article vise à expliquer un mécanisme simple mais décisif. L’énergie partagée désenclave mieux que la route seule.

Une route sans électricité ne crée pas d’activité économique durable. Une ligne 225 kV fiable attire les investissements, sécurise les centres de santé et permet aux écoles d’utiliser le numérique.

C’est cette pédagogie du lien entre infrastructure énergétique et développement humain qui donne à l’article sa portée auprès des élus locaux, des organisations de producteurs et du public avisé des deux pays.

En consolidant cette coopération énergétique, le Sénégal et la Gambie démontrent qu’il est possible de transformer une contrainte géographique en avantage comparatif.

La Casamance n’est plus une presqu’île énergétique et la Basse Gambie n’est plus dépendante d’un seul mode de production.

Le réchauffement des relations bilatérales se traduit par un courant qui circule sans interruption, une facture qui baisse et une économie qui se diversifie.

Avec des données chiffrées, une rigueur financière et une vision partagée, Dakar et Banjul bâtissent un modèle d’intégration dont les résultats sont mesurables pour les populations.

Bassirou Turpin, consultant juridique
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