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04/04/2026
Un petit résumé du bilan positif des mesures du Président Macky Sall pour les enseignants.
Depuis 2012, Macky SALL a engagé plusieurs réformes et mesures visant à améliorer la situation des enseignants sénégalais, avec des résultats concrets et mesurables.
1. Revalorisation des revenus
Indemnité de logement : augmentée de 60 000 FCFA à 85 000 FCFA, puis jusqu’à 100 000 FCFA par mois pour certains enseignants.
Rappels et régularisations de salaire : plus de 21 milliards FCFA versés aux enseignants pour des arriérés de salaires et avancements.
Augmentations ciblées : par exemple, les vacataires ont bénéficié d’une hausse de 10 000 à 15 000 FCFA de leurs primes.
Augmentation générale de 2022 post-COVID : dans le cadre d’un plan national de revalorisation des fonctionnaires, les enseignants ont vu leurs salaires augmenter entre 100 000 FCFA et près de 350 000 FCFA par mois, selon le grade et la hiérarchie. Cette mesure a représenté un gain historique de revenu, renforçant considérablement le pouvoir d’achat des enseignants après la crise sanitaire.
2. Réduction de la précarité
Intégration dans la fonction publique : environ 9 547 enseignants intégrés en 2016, assurant un salaire régulier et l’accès à la retraite.
Validation des années de service : permettant un calcul correct de l’ancienneté et des droits liés à la carrière.
3. Renforcement du système éducatif
Recrutement massif : des milliers d’enseignants supplémentaires ont été embauchés pour réduire le déficit en personnel.
Investissements dans les infrastructures : construction et rénovation de centaines d’écoles et d’universités, dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE).
4. Dialogue social
Négociations régulières avec les syndicats : signature de plusieurs accords pour éviter les perturbations prolongées, notamment avec le G6 des syndicats d’enseignants.
En résumé, ces mesures ont permis :
Une amélioration concrète et significative du pouvoir d’achat, renforcée par l’augmentation historique de 2022.
Une stabilité professionnelle accrue grâce à l’intégration et à la mise en solde des enseignants.
Un renforcement des effectifs et des infrastructures dans le système éducatif.
Un dialogue plus structuré avec les syndicats pour limiter les crises scolaires.
Sans compter certaines mesures pour améliorer la qualité de l'enseignement:
-Mise en place du PAQUET ( Programme pour l'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence)
-Instauration du Bac arabre, recrutement d'enseignants d'arabe pour les primaires
-Construction de plusieurs collègues et lycées de proximité.
11/07/2025
Crise ouverte au sommet de l’État : Le tandem Diomaye-Sonko au bord de la rupture
Une tempête politique secoue les plus hautes sphères du pouvoir sénégalais. Selon des informations exclusives obtenues par notre rédaction, les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko auraient atteint un point de non-retour, plongeant le pays dans une crise institutionnelle sans précédent depuis leur accession conjointe au pouvoir en mars 2024.
La crise latente aurait éclaté au grand jour à l’occasion d’un projet de remaniement ministériel. Selon une source haut placée au sein du cercle rapproché des deux dirigeants, le président Diomaye aurait demandé à son Premier ministre de lui soumettre des propositions pour un réajustement du gouvernement. Une demande qui intervient dans un contexte où les critiques sur les performances de certains ministres se font de plus en plus insistantes, tant dans les cercles politiques que dans l’opinion publique .
Mais c’est la liste présentée par Ousmane Sonko qui aurait jeté un froid définitif entre les deux hommes. Le chef du gouvernement aurait en effet proposé d’écarter systématiquement toutes les personnalités réputées proches du président, pour les remplacer par ses propres fidèles. Parmi les têtes tombantes figuraient notamment Ousmane Diagne, le ministre de la Justice, et Cheikh Diba, aux Finances – deux portefeuilles stratégiques .
« Flairant le piège, Diomaye a opposé un veto catégorique », nous confie notre source. Une décision qui aurait profondément irrité le Premier ministre, privé de ce qui aurait constitué une mainmise totale sur deux leviers essentiels du pouvoir : la justice et les finances publiques.
La tension latente aurait atteint son paroxysme avec le récent verdict des chambres réunies de la Cour suprême dans l’affaire de diffamation opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang. Le Premier ministre aurait immédiatement soupçonné le président Diomaye – ou à tout le moins son ministre de la Justice – d’être derrière cette décision défavorable .
Dans un communiqué cinglant, le Front pour la Défense de la République (FDR) avait d’ailleurs dénoncé les attaques « inacceptables » du chef du gouvernement contre les magistrats de la Cour suprême, qualifiés de « corrompus ». Le collectif avait rappelé qu' »en démocratie mature, la mise en examen, l’inculpation ou, à plus forte raison, la condamnation définitive d’un homme politique occupant certaines positions, a fortiori d’un chef de Gouvernement, devrait entraîner sa démission automatique » .
Selon nos informations, la rupture serait désormais consommée. Notre source au sein de l’exécutif affirme qu' »il ne serait pas surprenant de voir Sonko démissionner avec fracas de toutes ses charges gouvernementales ». Une décision qui s’inscrirait dans une stratégie à plus long terme : préparer le terrain pour l’élection présidentielle de 2029.
Le leader du PASTEF envisagerait même de participer aux prochaines élections locales pour « mesurer sa popularité » – un test grandeur nature avant la grande échéance nationale. Une manœuvre risquée, alors que plusieurs observateurs notent un net recul de l’aura de Sonko dans l’opinion publique, minée par ses « dérives langagières et comportementales » répétées.
Reste une question cruciale : le président Diomaye laissera-t-il faire ? Élu avec une forte légitimité populaire, le chef de l’État dispose d’un atout majeur face à son turbulent Premier ministre : les Sénégalais ont massivement voté pour lui, et non pour Sonko, lors de la présidentielle de 2024.
La situation rappelle étrangement les tensions qui avaient marqué la fin du mandat de l’ancien président Macky Sall, aujourd’hui confronté à des poursuites judiciaires pour malversations présumées dans la gestion des fonds anti-Covid . Ironie de l’histoire, c’est désormais le camp qui promettait une « rupture » totale avec les pratiques du passé qui semble reproduire les mêmes schémas de division au sommet de l’État.
Alors que le gouvernement Sonko célébrait récemment sa première année d’existence avec une large majorité à l’Assemblée nationale (130 sièges sur 165) , cette crise ouverte vient rappeler que les équilibres politiques restent fragiles. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir du Sénégal, entre scénario de la rupture totale et recherche d’un compromis in extremis. Une chose est sûre : le torchon brûle désormais au grand jour entre les deux têtes de l’exécutif, et toute l’Afrique a les yeux rivés sur Dakar.
Le Sénégal humilié à Davos : l’insoutenable légèreté d’Ousmane Sonko
Il est des moments où l’on préférerait presque détourner le regard, tant l’embarras est palpable. Ce fut précisément le cas lors de l’intervention calamiteuse du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, au prestigieux Forum économique mondial d’été à Tianjin, en Chine. Alors qu’on espérait entendre une voix éclairée portant haut les couleurs du Sénégal, c’est plutôt un florilège de confusions, d’inexactitudes grossières et de maladresses diplomatiques qui s’est présenté aux oreilles médusées de l’audience internationale.
Premier ministre d’un pays important, Ousmane Sonko semble pourtant ignorer jusqu’aux fondamentaux les plus élémentaires du continent qu’il prétend représenter. À commencer par le nombre d’États africains qu’il évalue à 53, alors qu’ils sont bel et bien 54. Comment comprendre une telle erreur, sinon par un désintérêt manifeste ou une ignorance affligeante ?
Mais ce n’était que le début du naufrage. Sonko poursuit, affirmant avec une assurance déconcertante que la CEDEAO abrite un peu plus de « 400 000 habitants ». Un chiffre ridicule, qui serait peut-être valable pour une ville moyenne du Sénégal, mais certainement pas pour une région qui compte plus de 400 millions d’âmes. On pourrait rire si l’enjeu n’était pas aussi sérieux : celui de la crédibilité internationale du Sénégal.
Visiblement désorienté, Sonko enchaîne les approximations linguistiques, confondant allègrement les termes « immatériel » et « immédiat », comme si les subtilités sémantiques lui étaient aussi étrangères que les réalités économiques et géopolitiques qu’il tente maladroitement d’évoquer.
Mais l’erreur la plus grotesque, celle qui souligne tragiquement l’étendue du vide culturel du Premier ministre, reste sa référence au « dramaturge Thucydide ». Ignorer que Thucydide est un historien majeur de la Grèce antique relève d’une ignorance presque pittoresque si elle n’était dramatique. On s’attendait à un homme d’État cultivé, capable de saisir les nuances d’une métaphore historique, et voilà qu’on se retrouve avec une caricature gênante, déconnectée du réel.
Plus inquiétant encore, Sonko révèle une incompréhension abyssale des dynamiques géopolitiques actuelles. Son analyse simpliste des tensions économiques mondiales, réduite à des banalités sur les taxes et les prétendues guerres économiques, démontre à quel point sa vision reste superficielle, naïve, et inadaptée aux réalités complexes du monde contemporain.
Et puis vint l’affront ultime. Dans un acte déplorable qui relève plus de l’humiliation nationale que d’une quelconque stratégie diplomatique, Sonko évoque à l’étranger la dette sénégalaise, fustigeant un prétendu niveau alarmant et une hypothétique « dette cachée ». Exposer ainsi son pays, publiquement et de manière si maladroite, est une faute diplomatique majeure. Ce prétendu patriotisme, brandi sans pudeur, se transforme en un véritable acte de sabotage national, humiliant chaque Sénégalais attaché à la dignité de son pays.
Il est temps d’agir et de rétablir la dignité du Sénégal sur la scène internationale. Face à ce désastre diplomatique, la seule issue honorable reste une exigence politique claire : le départ d’Ousmane Sonko. Cette mesure n’est pas seulement une nécessité politique, elle est un impératif moral pour le salut national.
La Déclaration de la CAVE (Collectif pour l’Avenir et la Vérité des Élites), qui sera rendue publique demain, affirmera fermement cette exigence. Les Sénégalais méritent mieux, et ce mieux commence par tourner définitivement la page Sonko.
Afrique Confidentielle
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