Manolo

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Manolo jeune breton de 23 ans voyage depuis 2012 à travers le monde. Le plus souvent seul, en stop, au contact des locaux. Le plus basiquement possible !

Photos from Manolo's post 03/03/2025

_Jour 2312 _ Dernière ligne droite et clap de fin.

Une fois quitté la Syrie, j'ai passé une semaine au Liban dans un climat un peu particulier, en pleine préparation des funérailles le leader du hezbollah tué par Israël.
Je suis À Tripoli, deuxième ville du Liban, au nord, d'où part le ferry pour la Turquie dans quelques jours, chaque soir, des centaines de personnes armées dans les rues et en périphérie de la ville, tirant en l'air pour rendre hommage à Hassan Nasrallah.
Je suis surpris deux soirs de suite à être réveillé par des coups de feu à quelques mètres de ma tente. En regardant les balles rouge fusant dans le ciel, je crains qu'elles retombent sur ma tente.
Après une dernière soirée avec les sages de Byblos, je retourne à Tripoli, cette ville où on peut vous demander 7€ pour un café alors qu'un sandwich falafel ne coûte que 0.60€.. Le voyage en ferry jusqu'à la Turquie entamera mon voyage retour, en effet, le Liban était le dernier pays de cette aventure. Je prévois une dizaine de jours pour parcourir les 4000 kilomètres qui me séparent de la Bretagne.

Retrouvé la Turquie après les dernières semaines aussi perturbante et bouleversante a été un soulagement, tout y était plus simple, le stop, même sous la neige, sera d'une facilité déconcertante.

Puis, le retour Europe, par contre, sera bien plus compliqué, arrivé en Grèce de nuit, le stop ne fonctionnera pas, en plus des 7 contrôles d'identité durant les 4 première heures d'attente sur le bord de route, je suis pris pour un réfugié par les militaires comme par les Grecques, personne ne s'arrête, après trois jours sous le neige en Turquie, je ne m'attendais pas à ça.
Le soir du deuxième jour en Grèce et après n'avoir parcouru que 150kms je décide de prendre un bus jusqu'à la frontière de l'Albanie, de là, le stop jusqu'en France sera une partie de plaisir.

6h30 au matin du 8ème jour (depuis mon arrivé en Turquie), il fait encore nuit à Rouen, j'entame la dernière journée de ce voyage, j'arrive vite au Havre, le spectacle majestueux du lever de soleil sur le pont de Normandie plongé dans la brume.. Avant quelques heures de route pour enfin retrouver le Finistère, sous le soleil, le sourir figé sur mon visage toute la journée, fatigué mais content de rentrer.
Je suis arrivé il y a deux jours dans l'après midi.

Les derniers mois ont été riches, intenses, violents, fatigants, je suis complètement déphasé et déboussolé. À présent, il va me falloir quelques jours, semaines, pour digérer et posé ce vécu, près de 6 mois de rencontres, de paysages, d'histoires, de claques, à travers la Roumanie, l'Ukraine, la Biélorussie, la Turquie, le Kazakhstan, l'Afghanistan, l'Iran, Oman, l'Arabie Saoudite, la Syrie et le Liban. Ces milliers de kilomètres d'auto-stop, en dormant le plus souvent dans ma tente ou chez l'habitant, réduisant le plus possible les aliments transformé pour un voyage avec un impact carbone au plus bas, en plus de l'aspect humain.

Ce voyage, initialement pour rendre un dernier hommage à un homme qui m'a peut-être sauvé il y a quelques années en Mongolie, aura eu le mérite de me brusquer, de remettre en perspective certains choix de vie.
Merci pour vos messages tout au long de cette aventure, je m'excuse de ne pas toujours répondre, à bientôt.

17/02/2025

_114_Syrie_pays_liberer_?

Je suis arrivé en Syrie le 02 février dernier, après avoir traversé la Cisjordanie en quelques jours, pour quitter la péninsule Arabique deux choix s'offrait à moi, retourné à l'Est et remonté par le Kuwait puis par l'Irak ou continué à l'ouest par la Jordanie et la Syrie. Depuis le départ précipité du dictateur déchu Dachar Al-Assad il y a deux mois, le nouveau gouvernement qui a pris le pouvoir par la force se dis libérateur du peuple après des années de guerre civile et 65 ans de dictature, don 54 de dictature de la famille Al-Assad père puis fils. Une politique de "free visa for all" a été instauré depuis quelques jours, ce qui vas m'inciter à my rendre.

Depuis Amman en Jordanie la frontière n'est qu'à une petite heure de route, le stop pour s'y rendre est facile, là-bas impossible de traversé à pied, je rencontre deux frères syriens de 40 et 50 ans, qui ont quitté le pays il y a 15 ans pour fuir la guerre, ils rentrent pour la première fois depuis leur départ.. Le précédent gouvernement ne leur aurait pas permis de repartir s'ils entraient à nouveau sur le territoire syrien. Nous décidons de chercher un taxi à partagé pour la traversé de la frontière, les taxis Jordaniens profites du retour de tous ces réfugiés pour gonfler les prix, après plusieurs propositions a 120 et 100 jd on fini par trouver un taxi syrien pour 30 jd, 10 par tête (soit 13€50), la traversé se fait très rapidement, même avec mon passeport européen. De l'autre côté, un festival d'émotions, que de scènes de joies de ces dizaines de famille qui se retrouve après de longues années séparées, les hommes généralement fiers se délaissent de quelques larmes. Les deux frères que j'accompagne retrouvent leurs parents et leur plus jeune frère qui était mineur lors de leur départ, 15 ans qu'ils ne s'étaient pas vue physiquement, qu'ils ne s'étaient pas enlacé !
Je m'éclipse à ce moment-là, marchant sur le bord de route en direction de Damas le pouce levé, de chaque côté de la route des dizaines de bâtiments portant les stigmates des conflits.

Photos from Manolo's post 02/02/2025

Oman.
Sa quiétude, son insécurité inexistante, ses silences, respirer l'air chaud d'une brise au matin, comme en suspens, écouté murmurer les vagues dans lesquels observer le spectacle des tortues marine ma rendu mon âme d'enfant pour quelques heures.

Les rencontres, toujours d'une sympathie incroyable, des Omanais comme des communautés présentent, parfois indiens, pakistanais ou Philippins

Les chemins et routes parfois caressées par le vent emportant le sable, puis ce silence chaque soir comme si la vie s’arrêtait, pour laissé l'esprit se reposé.

Que de sérénité, de paix, de quiétude planent sur Oman, comme une bulle.

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