Pro-Consulting
Shili Lassaad Consultant en Ouverture & Redressement
Restaurants & Salons de thé
🇹🇳 Tunisie | 🇪🇬 Égypte
17/04/2026
▪️ Certaines entreprises savent réellement attirer et recruter les meilleurs talents… mais, avec la même maîtrise, elles savent aussi les user, les fragiliser et les pousser vers la sortie en moins de six mois.
Ce n’est pas un hasard. C’est souvent une mécanique silencieuse, parfois même intégrée dans la culture managériale.
Dans certains contextes, le problème ne vient pas uniquement d’un « patron toxique » isolé, mais d’un directeur lui-même placé sous pression, qui reproduit cette pression vers le bas.
Sous contraintes de résultats, de chiffres et d’objectifs irréalistes, il devient parfois un relais d’un système plus large, où l’humain passe après la performance. Et dans cette chaîne, la toxicité se diffuse, se normalise, puis s’installe.
Certaines directions ne licencient pas directement.
Elles n’ont pas besoin de le faire.
Elles agissent progressivement, de manière subtile et continue, jusqu’à ce que le collaborateur en vienne lui-même à dire : « Je ne peux plus continuer. »
Parfois, elles installent un sentiment permanent d’insuffisance, même lorsque le travail est fait avec sérieux et au-delà des capacités normales.
Rien n’est jamais vraiment assez. Les efforts sont intégrés comme acquis, mais les erreurs, elles, sont amplifiées.
Parfois encore, elles remettent en question la compétence, le jugement et la valeur professionnelle… jusqu’à faire naître un doute intérieur constant :
« Peut-être que je ne suis pas à la hauteur ? »
D’autres fois, elles entretiennent une forme d’illusion contrôlée : une promotion « prochaine », une augmentation « en cours », une reconnaissance « imminente ».
Et à chaque tentative de départ, une phrase retient :
« Attendez encore un peu… ça va s’améliorer. »
Le collaborateur reste alors attaché à un espoir instable, toujours repoussé, jamais concrétisé.
Et si cela ne suffit pas, un autre levier apparaît : la comparaison.
« Regardez untel. »
« Elle, elle tient mieux la pression. »
« Les autres sont plus efficaces. »
À ce moment-là , l’équipe cesse d’être une équipe.
Elle devient un espace de tension, de compétition et de survie. Chacun travaille non plus pour réussir ensemble, mais pour éviter d’être le prochain ciblé. La confiance disparaît, remplacée par la peur et la comparaison permanente.
Le résultat est prévisible :
des collaborateurs épuisés, en perte de confiance, constamment sous pression, parfois même coupés de leur propre valeur professionnelle. Et surtout, incapables de comprendre clairement comment ils en sont arrivés là .
Et malgré cela, certains dirigeants posent encore la même question :
« Pourquoi la nouvelle génération ne tient-elle plus ? Pourquoi part-elle si vite ? »
La réalité est souvent plus simple qu’on ne le pense :
beaucoup ont compris le mécanisme très tôt.
Ils ont observé ceux qui les ont précédés s’épuiser, sacrifier leur santé mentale et leur équilibre personnel au nom de la loyauté, de la patience ou de l’engagement.
Ils ont donc choisi de ne plus s’inscrire dans ce schéma.
Non pas par manque de courage, mais par lucidité.
Un management toxique ne gagne pas parce qu’il est fort.
Il gagne parce qu’il use progressivement les limites humaines, jusqu’à ce que l’individu doute de lui-même plus que du système qui l’entoure.
La première étape pour s’en protéger est de nommer clairement ce qui se passe.
Et de comprendre que, dans certains cas, le problème ne vient pas uniquement de l’individu…
mais du système, de la culture et des dynamiques managériales qui l’encadrent.
Shili Lassaad
Directeur-Consultant
Expert en pilotage de restaurant et salon de thé
Pro-Consulting
Click here to claim your Sponsored Listing.
Category
Telephone
Website
Address
Ariana
2080